14 janvier 2011
Vague sans fond

Bonne grosse réunion. Fin de journée intense, avec soubresauts plus encore, que dis-je, avec vagues et vaguelettes, coups de gueule et langue de bois. J'aurai pu m'étouffer en avalant si vite, dans un état pareil d'absurdités. Dire que je me prépare à une longue soirée combative.

Attente. Attente d'un appel. Pour repartir sur le sentier d'une quête. L'appel est enfin arrivé à 20h27. Je ne ressortira pas finalement. Demain sera un autre jour.

Rêver d'ailleurs, c'est tout ce que je peux faire. Pourtant, ce n'est pas de pain sur les planches qui me manque. C'est le coeur à l'ouvrage qui fait défaut! Ou la sérénité nécessaire, dans le contexte ...

De temps à autre je «google» mon nom pour m'assurer de l'étanchéité entre Monde de Sally et Sally, et je viens de refaire l'exercice pour arriver sur cette page. Compte tenu du paragraphe précédent, n'est-ce pas que la coïncidence est bonne? Et que Silly Sally devrait se manifester plus souvent.

Par ailleurs, la maison Copper Canyon Press, éditeur de poésie, vient de m'envoyer ce texte de W.S. Merwin, poème lu au service funéraire tout récemment à Tucson, Arizona. Rappel fortuit comme quoi il y a bien pire qu'un vague désarroi!

To the New Year

With what stillness at last
you appear in the valley
your first sunlight reaching down
to touch the tips of a few
high leaves that do not stir
as though they had not noticed
and did not know you at all
then the voice of a dove calls
from far away in itself
to the hush of the morning

so this is the sound of you
here and now whether or not
anyone hears it this is
where we have come with our age
our knowledge such as it is
and our hopes such as they are
invisible before us
untouched and still possible

—W.S. Merwin, from Present Company

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