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Bonne grosse réunion. Fin de journée intense, avec soubresauts plus encore, que dis-je, avec vagues et vaguelettes, coups de gueule et langue de bois. J'aurai pu m'étouffer en avalant si vite, dans un état pareil d'absurdités. Dire que je me prépare à une longue soirée combative.
Attente. Attente d'un appel. Pour repartir sur le sentier d'une quête. L'appel est enfin arrivé à 20h27. Je ne ressortira pas finalement. Demain sera un autre jour.
Rêver d'ailleurs, c'est tout ce que je peux faire. Pourtant, ce n'est pas de pain sur les planches qui me manque. C'est le coeur à l'ouvrage qui fait défaut! Ou la sérénité nécessaire, dans le contexte ...
De temps à autre je «google» mon nom pour m'assurer de l'étanchéité entre Monde de Sally et Sally, et je viens de refaire l'exercice pour arriver sur cette page. Compte tenu du paragraphe précédent, n'est-ce pas que la coïncidence est bonne? Et que Silly Sally devrait se manifester plus souvent.
Par ailleurs, la maison Copper Canyon Press, éditeur de poésie, vient de m'envoyer ce texte de W.S. Merwin, poème lu au service funéraire tout récemment à Tucson, Arizona. Rappel fortuit comme quoi il y a bien pire qu'un vague désarroi!
To the New Year
With what stillness at last
so this is the sound of you
—W.S. Merwin, from Present Company
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