|
Les jours se passent dans un feu roulant épuisant. Est-ce le cap des soixante-dix ans qui épuise ou la frénésie ambiante qui étourdit. Au sens propre comme au figuré. D'une part ces déplacements tout azimuts d'autre part ce troisième médicament destiné à contrôler ma glycémie, après trois mois d'injection hebdomadaire, fait encore des siennes d'effets secondaires. Je persiste dans mes activités et récupère comme je peux par des siestes improvisées et des nuits peuplées de rêves parfois si réels et surprenants.
La semaine dernière, après deux ans d'absence, retour au Metopera au cinéma, avec «Boris Godunov», un opéra russe que je ne connais pas. Une nièce nous a invité pour le lunch, le même soir fils premier nous a amené au restaurant pour un festin japonais, alors que mon appétit est capricieux et mon goût altéré sous effet du médicament. À croire que c'est le Covid mais j'espère que non. Et cette fatigue qui me donne des jambes de coton et une démarche vacillante. Au fait, Lui a raison de dire que je ne devrais pas aller avec mes amis en Yamadori, sur le terrain montagneux pour la cueillette de spécimen d'arbres destinés à être transformés en bonsaï, puisque je ne pourrais pas suivre comme il se doit.
À la campagne, j'essaie toujours de prendre l'inventaire de mes arbres tout en les préparant au départ vers la pépinière et l'hibernation en serre froide. En ville, je cuisine, la semaine dernière des tourtières pour distribuer à la ronde, aujourd'hui des coquilles St-Jacques pour le souper de l'Action de Grâce chez fifille.
Inutile de préciser que je n'ai pas lu en ce moment. Peut-être que je me reprendrai après le départ des arbres. Il y a toujours ces petites vacances dans le bas du fleuve qui ne s'organisent pas, peut-être parce que nous ne sommes pas si motivés de partir.
hier |