31 mai 2021
Chronique adolphine

Tout pour le bonsaï depuis une semaine. J'ai taillé, pincé, nettoyé, désherbé et un peu ligaturé. Mais beaucoup pris le temps d'examiner et penser chaque arbre que j'ai pris en main. Paix et concentration. Et révision du matériel avant l'arrivée des amis pour travailler ensemble, chacun sur ses propres arbres, samedi dernier. Je me suis retenue de trop cuisiner. Plusieurs petits matins frisquets, certains arbre étaient dans la maison, d'autres couverts. À ce rythme c'est épuisant mais voilà, caprice de la nature ou pas, il faut s'y faire.

Alors que je me félicitais de l'absence des mouches noires par temps froid, samedi dernier, elles se sont vengées. Voilà que mon oeil droit est fermée au complet. L'oeil gauche est à peine revenu de la piqûre sur la paupière de la semaine dernière. Cette fois-ci c'est sérieux.

Je réfléchis un peu, spirituellement ou philosophiquement, sur le «prix à payer» quand on est trop heureux ou satisfait de son sort, comme pour équilibrer le tout. En soi, la méditation n'est-elle pas pour rester en constante sérénité, ni trop «high», ni trop «low». Comme par exemple, je me suis faite bouffer par les mouches pour que la journée de samedi ne soit pas parfaite, puisque parfaite par ailleurs. Une tape sur la main pour cause de vanité, même pas tapageuse.

Depuis hier soir, Lui est en ville pour un rendez-vous qui aurait pu être demain. Il a encore besoin de s'occuper pour se sentir utile mais pourquoi étaler ses rendez-vous sur plusieurs jours au lieu de mieux les concentrer en moins de jours. Je le laisse faire pour ne pas m'imposer, puisque déjà pour mes affaires d'arbres et d'arbustes, il a fallu qu'il s'y mette aussi.

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