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Nous sommes toujours à la campagne, à l'Adolphine, du nom que j'essaie d'implanter à mes petites-filles, seul à seule. Lui, s'ennuyant, a voulu rentrer en ville aujourd'hui, sans raison apparente. Hier soir, il a reconnu qu'il doit s'adapter, voilà tout. J'ai invité des amies à venir manger de la guedille aux homards. Elles se sont désistées. Lui s'est exclamé hier: «C'est fini de courir après les autres!» oui, apprivoiser le silence et voir à ses propres affaires. Oui, moi qui va toujours au devant des autres, pour moi mais aussi pour Lui.
Sur cette page, la forêt d'érables si belle il y a un mois. Elle est morte maintenant, depuis deux semaines. J'avais tardé de venir l'arroser. M'attendre trois jours, c'était trop pour elle. Je pourrai la ressusciter si je la dorlote beaucoup mais je ne le fais pas. Un de moins à m'en occuper! Me dire cela, témoigne de la limite maximale de ma capacité de veille sur le «troupeau». Deux de moins, plus deux que j'ai cédé à une copine. Il me reste soixante-dix, des presque précieux à des banals. Déjà je suppute sur le sort de certains que je braderai à la première occasion. Par ailleurs, j'avais essayé de faire germé quatre noyaux d'avocat et réussi un seul. Le petit plant est en pot, sera-t-il bonsaï un jour? Ce sera bien le seul à ma connaissance. La diversité de ma collection m'intéresse plus qu'une spécialisation.
Bientôt, déconfinement oblige, je vais recommencer à rendre visite à ma mère. La distance, les travaux routiers, en plus des arrosages rendent la planification plus compliquée. Il faut donc composer semaine par semaine. Pas possible non plus d'aller chez le mentor toutes les semaines non plus, le pont est fermé. Vais-je prendre des détours? Peut-être mais pas à chaque semaine.
Après deux semaines sans que la pluie annoncée en météo ne vienne, enfin il a plu toute la nuit, disait ma voisine. Répit d'arrosage donc, ce matin. Mais il y aura les algues et l'engrais d'été à appliquer quand même. Et le Chamaecyparis à planter aussi.
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