29 décembre 2020
Tournons la page

Hier j'ai lu «Le Vide et le Plein» de Nicolas Bouvier et trouvé des perles. J'en suis plus confortée encore dans mon exploration de la culture japonaise, cette fascination qui m'arrive sur le tard et qui dépasse largement ma pratique du bonsaï. C'est plutôt le prolongement de mes lectures de Murakami, de Shimazaki et au-delà. Dans mes rayons, il y a Mishima que je n'ai pas lu encore. Pour revenir à Bouvier, j'ai fait quelques recherches sur ses fils et son épouse Éliane. Il me faut trouver l'oeuvre complète de Nicolas Bouvier dans la collection Quarto chez Gallimard.

Il y a deux jours nous sommes allés au Mont-Tremblant pour changer d'air. Voir évoluer quelques skieurs, prendre un chocolat chaud, croiser par hasard la famille d'une de mes soeurs. Et revenir quelque peu réconforter de l'isolement. Quelque peu et si peu puisque hier j'ai passé la journée en tenue de nuit et pantoufles, avalant mes repas sans appétit et lire par à-coups, entre somnolence et éclaircies. Dehors, il neigeait sans bruit, dedans, le silence qui s'impose même sur le feu des bûches qui peinent à flamber. Je me suis sentie vide toute la journée jusqu'à ce que le dernier tiers du livre a vraiment retenu mon attention.

Retour en ville aujourd'hui pour le rendez-vous avec tous les enfants au quartier des spectacles ce soir. Lui s'est préparé avec thermos de chocolat chaud et sucrerie. Quand même je ne suis pas assez préparée pour le froid ou plutôt nous aurions dû manger avant d'y aller. Et puis le masque et la buée dans mes lunettes, et mes yeux qui larmoient, et les enfants qui sont arrivés en retard et nous trop tôt, nous sommes vite repartis après quelques photos historiques parce que nous étions tous là, gantés, masqués, engoncés dans notre attirail d'hiver et distancés en plus. J'ai hâte de voir ce que ça a l'air sur les photos.

Cet après-midi nous avons déjà défait l'arbre. J'ai rangé soigneusement les boules spéciales et les gros cartons n'attendent plus que de tirer leur révérence jusqu'à l'an prochain. Rendu à ces jours-ci, on a que hâte à tourner la page de l'an présent pour accueillir le futur.

L'idée est de leur mère mais les petites ont fabriqué ces deux boules pour accrocher à notre arbre, la boule Covid pour nous souvenir de 2020 et la boule toute fragile en origami

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