17 novembre 2020
Ma Voie

Dimanche dernier, à la lecture du matin et à la rencontre, il y eut comme une révélation, une cristallisation. En page 76, François Cheng mentionne les pratiques du taijiquan et la calligraphie comme illustrations de la première conséquence de la nature dynamique du Tao et de l'action du Souffle, générant le mouvement constant de la vie, comme un avènement, un jaillissement. J'y ajouterai la pratique du bonsaï.

Moi qui a déjà pratiqué le taï chi et tenté de faire de la calligraphie, sans maitriser ni l'un ni l'autre. Moi qui est arrivée au bonsaï tardivement, il y a huit ans. Je trouve là ma triade personnelle sur la Voie du Tao. Du coup, devant la perspective de ne pouvoir y arriver dans cette vie ci, je m'en remet à la prochaine ou aux prochaines. Réconciliation donc avec la notion de réincarnation bouddhiste que j'ai doutée dernièrement.

J'ai vécu cette révélation comme une joie, un apaisement. Et non un échec pour mon taï chi et demi-échec pour ma calligraphie que j'ai l'intention de me reprendre. Du coup, aujourd'hui, dans la ligature d'un tilleul, j'ai de mon propre chef refait trois différents fils, éliminant ainsi l'idée de faire vite mais plutôt le faire bien, sans compétition ou défi, ne serait-ce que face à moi-même. Il en résulte une satisfaction plus grande.

Dès ce soir, nous retournons à la campagne, pour abriter les arbres. La neige s'est bien installée, le froid aussi. Hier, Lui disait qu'il a perdu l'habitude d'être en ville. Sans la facilité de voir nos enfants et petits-enfants, ni ma mère ou des amis, pourquoi y être effectivement.

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