19 août 2020
Espace et temps

Hier une journée toute tranquille chez nous en ville, freinant consciemment la frénésie des actions possibles.

Aujourd'hui, à St-Lazare, du travail de nettoyage sur un grand faux cyprès ou chamaecyparis, après avoir fabriqué une tonne de boulette d'engrais, non sans avoir procédé au marcottage de mon cotoneaster. En soirée, Lui nous rejoignant sur les lieux, nous avons soupé à quatre au bord de l'écluse à Ste-Anne de Bellevue. Retour épuisant au bercail puisque j'ai dû conduire ma voiture le soir, m'égarant inévitablement.

L'autre jour, j'avais acheté un concert en salle, sous la contrainte des places distancées, lavage de mains et port de masque obligatoire. Je voulais vérifier le degré de confort avant de m'y risquer plus loin. Mais sous la pression des billets qui s'envolent vite pour cause de sièges amputés, aujourd'hui j'ai acheté la seule pièce de théâtre offerte au Rideau Vert et deux des cinq prestations au Théâtre du Nouveau Monde. De très bons billets pour les derniers puisque, sans le savoir, j'ai appelé dans la première demie-heure de lancement des supplémentaires. Il me reste à m'y mettre pour l'abonnement à l'Orchestre métropolitain.

Autour de moi, plusieurs vont à Québec, à Charlevoix ou en Gaspésie. Nous, pas de petits voyages encore. Lui attend l'occasion, ou plutôt mon signal. Moi, je ne suis pas sûre de vouloir vraiment, trop occupée déjà à faire la navette entre les deux maisons, à gérer les arbres, leurs arrosages, les engrais et les nuisances, en jouant à cache-cache avec une météo capricieuse. Sans compter les frigos et leur contenu. Mais je partirai bientôt, sans faute dès qu'une éclaircie se présente.

Les jours s'égrènent. Je ressens de façon aiguë, le passage du temps. L'autre jour, j'ai même indiqué aux jumeaux ma photo, celle que je choisirais, pour mes funérailles, si jamais je mourrais le lendemain. Le tout dit d'un ton factuel.

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