03 août 2020
Quiétude retrouvée

Hier, à la pluie, accompagnée de trois autres amis bonsaïstes, j'ai visité la collection d'un autre, certainement plus expérimenté et plus doté que moi. Cette visite était prévue depuis l'an dernier mais reportée à cause de mon accident à la cheville gauche. Deux heures à écouter des explications tout en manoeuvrant le parapluie, sans terminer par un thé sous la pergola. Un thé agrémenté par des mochis que j'ai apportés au nom du groupe. Il en résulte une visite laborieuse et non joyeuse.

Hier soir, je suis revenue seule à la maison de campagne, pensées et humeur encore très troubles par ces trois derniers jours tumultueux urbains. J'ai allumé un feu de foyer. Dehors, pluie incessante. Mes arbres sont en apparence immuables. Libérée des soucis d'arrosage, après quelques quarante-huit heures d'absence, je suis vaguement hantée d'inquiétude de vol, non pas de ce qui est dans la maison mais ce qui est ainsi exposé à l'extérieur.

Aujourd'hui, quiétude retrouvée, je me suis replongée dans le journal japonais de Éric Faye, «Malgré Fukushima». Description évocatrice des lieux que j'ai connus, oh si peu, et d'autres que j'aimerai visiter un jour. Mais quand?

Parlant de voyage, je disais à la ronde que dès que je me sentirai en sécurité à prendre l'avion, nous irons en Colombie Britannique pour visiter la province de long en large en voiture. Je n'ai connu que les villes de Vancouver et Victoria à quelques reprises. Sur ce point, Lui et moi sommes d'accord: les prochains voyages seront des voyages en profondeur des lieux visités et non en vol plané touristique.

Je voudrai probablement aller en Colombie Britannique au cours de l'été pour la vallée de l'Okanagan et au Japon à l'automne pour les érables rougeoyants.

Faire des plans de voyage, c'est déjà sortir du coma de cet entre deux mondes, de l'avant et l'après covid-19. Même si l'on nous prédit une épidémie qui sera très longue.

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