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Les tests des jumeaux sont revenus négatif, nous respirons mieux, quand même, sans aller voir ma mère, faisant plutôt nos emplettes épuisantes avec la circulation, le bruit et les aléas de la ville.
Nous avons fêté les jumeaux ce soir. J'avais commandé des bánh cuôn, préparé les pilons de poulet comme les enfants les aiment et disposé quatre tables distinctes dans le salon-salle à manger. Une table par maisonnée, nappe, et couverts comme au restaurant. Et service au table, s'il-vous-plaît. L'ambiance est joyeuse, l'installation confortable, tant et si bien que Lui veut acheter une deuxième table pliante pour ne pas avoir à utiliser la table basse du salon. L'un des fêtés avait la tête ailleurs dans un dossier, son retard et présence sporadique a bien embêté le paternel. Ça tombe mal, son cadeau commandé en ligne n'est pas arrivé à temps, alors que tous les autres oui.
Les petites-filles sont radieuses et dormirons chez nous ce soir. Nous aussi pour un deuxième soir. Après deux jours, j'ai retrouvé mes aises et mes livres. Justement, un livre que j'avais commandé est arrivé, «Malgré Fukushima, journal japonais» d'Éric Faye. Après quelques pages, je sais que je vais le déguster lentement avec délectation. L'auteur m'était inconnu jusqu'à présent.
J'ai quand même hâte de retourner à la campagne, mes petits arbres doivent manquer d'eau bientôt. Nous avons oublié de démarrer l'arrosage automatique hier matin, avant de partir en ville.
Des fleurs que j'avais ramenées avec moi en ville!
Hier matin, j'avais reçu le courriel d'un ancien copain d'université d'il y a quarante-cinq ans, annonçant le décès d'un autre. Ce qui a réveillé l'ancien monde, celui-là que je pensais oublié pour mieux vivre le temps présent. Le même soir, je voyais les anciennes photos dans un livre sur ma ville natale. Conjoncture propice à une attaque de nostalgie qui n'est pas j'imagine étrangère à mon humeur fragile de la journée. Quand même, ce soir, mes enfants, mes racines d'ici m'ont ramenée.
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