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Sur les photos prises par fifille la fin de semaine dernière, je me trouve un petit air de fragilité. À l'aube de mes soixante-dix ans, disons que la réalité a rattrapé le ressenti. Hier, sur la photo du retour de ma mère en résidence, une amie a même trouvé que nous sommes comme jumelles! Je lui ai toujours beaucoup ressemblé certes.
Une autre journée en ville hier. Je n'ai pas grand chose à faire mais j'ai passé l'après-midi à me retrouver dans ma demeure. Faire cuire les oeufs durs. Remplir les dispenseurs de savon à main. Et lire «Baiser au lépreux» de François Mauriac. Recevoir en pleine face la langue et l'univers mauriciens comme un électrochoc. Tant et si bien que j'ai commandé sur abe books son autobiographie, après avoir vérifié dans mes collections si je n'ai pas déjà un volume sur lui.
En soirée hier, je textais à une amie bonsaïste au sujet d'une rencontre projetée pour aujourd'hui que je veux reporter. Elle était à l'hôpital au chevet de sa soeur mourante qui est partie au cours de la nuit. Tout me ramène à la fragilité de l'existence. Tout est impermanent, dit le Bouddha.
Aujourd'hui, par temps plus clément, j'ai retaillé pour la deuxième fois depuis un mois, le paysage côtier d'ormes mais aussi le chêne qui prospère bien. Débusquer deux chenilles et une araignée avec satisfaction je dirais puisque, sans ce travail de précision, je ne les aurais pas vues.
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