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Pas plus reposante, la journée d'avant hier. Au bercail mais en vidéoconférence sur la décision de ramener ma mère à sa résidence, avec toutes les restrictions qui s'imposent. Au bercail mais sur ordinateur pour effectuer des recherches, suite à des appels d'anciens clients. Oui, client de 2001. Et cliente nouvellement reçue. Au bercail mais rendez-vous téléphonique jusqu'au soir avec un autre, client potentiel un jour. Tant et si bien que la journée d'avant hier a passé sans que je ne fasse rien, ni pour mes arbres, ni pour mon répit.
Et puis hier, retour en ville pour rencontrer ces clients-là. Mais avant, j'ai déniché dans le fond d'une penderie, un vieux veston, du temps de ma vie professionnelle active, du temps des épaulettes rembourrées. Et j'ai mis un rouge à lèvres. Entre les deux clients, nous sommes passés chez fifille pour la pause-pipi. En un regard, ma petite-fille de neuf ans a dit: «Vous allez où, habiller comme ça?» Il a fallu lui expliquer. Tu n'es pas à la retraite?, disait-elle. Et elle a demandé d'avoir les deux épinglettes que j'arborais sur le revers du veston en demandant: Est-ce que ça existe encore, ces compagnies? Je fais bien figure de dinosaure rescapée d'un monde ancien pour cette petite tête vive, espoir du monde de demain.
Avant hier, deux petites voisines des environs sont venues nous vendre ces fleurs des champs. Le bouquet est si joli que nous espérons qu'elles reviendront nous en apporter d'autres.
Aujourd'hui nous attendons des amis de la ville, un couple pour la journée, une autre copine pour la fin de semaine. Elle a besoin de se reposer un peu de ses obligations familiales difficiles. Elle sera dans une chambre en haut avec sa salle de bain propre. Nous nous tiendrons distancer mais travaillerons sur mes arbres ensemble.
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