13 juin 2019
Mes amours

En ville trop longtemps, plus de soixante-douze heures, fait monter d'un cran un stress que j'espère ne plus revivre. J'ai imaginé des arbres dépérir, des piles du système d'arrosage qui flanchent, des prévisions météorologiques qui faussent ... Je piétinais intérieurement en attendant Lui qui ne pouvait pas partir plus tôt ce matin. Si tôt arrivée, stress envolé, je suis heureuse de voir la deuxième table de bonsaïs prête et les arbres intacts. Du moins, tant que je ne découvre pas de feuilles flétries et que je ne soupçonne pas quelque attaque d'insectes ou de champignons. Vive l'insecticide et le fongicide, à appliquer à profusion.

Au fait, nous n'avons rien fait autre que d'y être pour nous sentir rassurés. Il a plu et il pleut encore. Tous les deux nous avons beaucoup été piqués de mouches noires et de maringouins, alors nous sommes restés à l'abri, profitant du feu de foyer, visionnant de vieux films. J'ai relu des notes de cours de bonsaïs, planifiant les prochains gestes. Le traitement de magnésium est reporté à la prochaine fois.

Hier j'étais à St-Lazare à travailler fort sur les arbres du maître, au grand soleil, sous mon grand chapeau. Malgré les chasse-moustiques, j'ai été bouffé tout rond par les maringouins ...

Demain nous rentrons déjà en ville pour le souper prévu de la fête des pères avec tous nos enfants. Relaisser mes amours d'arbres pour retrouver mes amours d'enfants et petits-enfants. Une riche vie bourdonnante, j'avoue.

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