16 juin 2019
Faire fi des embûches

Vendredi soir dernier, un souper de la fête des pères joyeux. Il ne manquait que le gendre pris à recevoir des visiteurs européens. Les autres sont tous là. La nouvelle copine d'un fils est radieuse, maintenant qu'elle est plus à l'aise. La copine de l'autre, en arrêt de travail, est plus détendue, repensant à son futur en espérant moins stressant. Fifille et ses filles sont volubiles. En cours de soirée, j'ai même sorti mon iPhone, interrompant ce que je faisais, pour prendre en photo les trois fils assis côte à côte. Moules frites suivies de grillade et salade et d'un gâteau aux pistaches. Et des babas au rhum pour ceux qui sont allergiques aux noix. Grand plaisir apparent pour Lui, le papa qui est fêté.

Hier samedi, j'ai relu Tournier, profitant d'une journée très tranquille. Je n'ai pas voulu courir pour aller au musée comme prévu. Lire et écrire. Et continuer à penser comment je pourrai réarranger ma bibliothèque. La veille, fifille et une des copines ont délesté quelques livres que je veux bien larguer. Il y en aura d'autres. La semaine dernière j'ai offert de beaux livres sur les antiquités chinoises à mon mentor et son épouse qui affectionnent la céramique blanc et bleu.

Aujourd'hui, nous sommes revenus à la maison du nord. Le gazon est coupé. Sauf que le jeune fils de la voisine, celle qui a troqué la tonte du gazon l'été et le déblayage de la neige sur notre perron l'hiver contre le droit de laisser sa voiture sur notre terrain en hiver, a joué avec mes arbres, ajoutant du gravier dans certains pots. Comme il est petit, il a renversé le tilleul qui est quelque peu déchaussé, son substrat renversé. Il faut que j'adresse la question au petit et à sa mère.

Traitement au magnésium vite fait, insuffisant je crois. Mais je ne peux pas rester dehors même coiffée de la casquette munie d'un moustiquaire, gantée et les pieds protégés par des chaussettes à Lui qui montent haut sur mes mollets. Juste à entendre bourdonner les bestioles me donne l'urticaire. Aussi, l'allergie au froid sur mes mains est devenue plus présente. Ah mais je considère tous ces empêchements comme des défis plus grands pour persévérer et avancer dans les directions que j'ai choisies volontairement ou par effet du hasard.

Avant de retourner en ville, Lui a transporter les branches d'arbres coupées vers l'orée de bois, derrière les garages. En maugréant. Il a de cette impatience incontrôlable sur les choses qui n'avancent pas à son goût. Comme dans la circulation où il doit supporter d'autres conducteurs plus lents que lui.

Ce matin j'ai taillé le genévrier miniature qui semble revenir doucement de son rempotage d'il y a trois semaines. Le tout petit azalée semble mort mais j'ai taillé et le laissé dans son pot, on ne sait jamais. Aussi le procumbens, mon deuxième, a été délesté quelque peu de ses aiguilles brunes et feuilles faibles. J'ai aussi appliqué Biogold sur presque tous les arbres, il me manquait de petits paniers. J'ai vaporisé le reste de l'Orthène (fongicide) et de Bordo (cuivre). Ah, le Pyracantha est aussi libéré de ses vestiges de fleurs asséchées.

Une matinée horticole donc, comme il se doit.

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