|
Tout raconter en rafales, alors que tout vaut la peine d'être raconté par le menu. Une vie riche assurément. Mais d'abord, le sérieux: le dossier a avancé d'un autre pas positif. Fils la relève a aussi gagné une bataille qui dure depuis trois mois. Il lui reste encore deux défis prévisibles ... et une vie à vivre. Trop occupée avec la mienne, mais aussi grâce à l'éloignement du dernier voyage, je me soucie moins du quotidien des fils.
Lui et moi avons bouclé nos billets d'avion pour le voyage d'automne. Les dates arrêtées, enfin je vais pouvoir contacter les copains et copines de Genève et d'Alsace pour coordonner l'itinéraire.
De ce fait, je ne vais garder mes bonsaïs que pendant quatre mois et demie. Ainsi, pour le reste de l'année, c'est-à-dire le plus gros de l'hiver, j'irai travailler sur les arbres à la pépinière. Pour les plus gros, peut-être pourrai-je les hiverniser chez le sensei? En apparence, j'ai pris du galon avec les stages et les plus gros arbres, en vérité, je suis tout aussi novice mais je suis seulement moins craintive.
Coucher de soleil au premier soir de notre arrivée au Japon. Nous étions à l'aéroport Haneda et à l'hôtel The Haneda pour la nuit. Ma compagne de chambre cherche désespérément une sortie pour humer l'air à l'extérieur, sans succès. Souper sur place. L'air frais sera pour demain matin, avant de reprendre un vol intérieur pour Hakodate, sur l'île de Hokkaido, dans le nord du Japon. Espérons y trouver des cerisiers en fleurs, comme nous avons raté la saison sur l'île de Honshu.
Dans le lobby de l'hôtel où les jeunes employés pratiquent des courbettes réglementaires
hier |