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Travailler. Comme dans le temps. Conduire à distance. Coordonner les rendez-vous, paperasses en main.
Sur la glace vive, je ne me gêne pas de prendre le bras du client.
Le soir venu, la journée n'est pas finie. Il y a ces funérailles d'un homme de parenté lointaine. 99 ans et des poussières. Une descendance impressionnante, qui porte le deuil occidentalisé, tenue noire et bandeau blanc pour tous. Non pas tunique de bure et coiffe de grand deuil pour les enfants, bandeau blanc pour les petits-enfants, bandeau jaune pour les arrières petits-enfants et bleu royal pour les arrière-arrière-petits-enfants. Des prières bouddhiques interminables.
Devant ce modèle de rite funéraire, je n'ai pu m'empêcher de penser à celui qui se passera quand viendra le départ de mon père ou de ma mère. Je ne suis pas prête et ne le serai jamais. Quand viendra le temps, l'on se soumettra voilà tout.
hier |