02 décembre 2016
Les destins

Le seul médium social que j'utilise vraiment, mais assidûment, c'est Facebook. Il y a aussi les listes de diffusion que je limite à mes seuls intérêts et que j'élimine systématiquement tout envoi qui s'écarte de mes intérêts. De temps à autre, une information anodine vient réveiller une fibre en moi. Comme par exemple une page sur ce médecin qui a réorienté ses études en Allemagne vers la médecine après avoir lu en une nuit, pour contrer son mal du pays, un livre de A.J.Cronin. Ce qui me ramène vers ma jeunesse quand je lisais tout Cronin en rêvant de devenir médecin moi-même. Mais là n'est pas mon destin. Non plus quand, en 1975-76, un copain d'université m'invitait à le rejoindre à Besançon, France pour qu'il me guide à entrer en médecine. Encore là, ma famille est à Montréal et nous tâtonnions encore pour y cultiver nos nouvelles racines.

Bizarrement, ce retour en arrière m'a fait grand bien. Non, je ne suis pas médecin et je n'ai pas accompli de grandes choses, mais je suis lucide et vivante, appréciant ce regard vers le passé comme vers l'avenir. J'aurai pu être morte ou empêtrée dans des problèmes m'empêchant même d'avoir le temps ou l'énergie pour jeter un coup d'oeil sur ma vie pour mesurer d'un même souffle son évolution depuis un demi-siècle.

Aujourd'hui, je suis dans une tout autre carrière, une carrière que j'ai fini par accepter après plusieurs années. Tout comme ce scientifique et universitaire revu dernièrement qui me disait que son métier est celui de restaurateur et que ses enfants l'ont suivi dans cette direction. Comme fils la Relève qui a suivi le mien. Et celui de son père. Destins.

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