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J'apprécie tellement les moments de silence, seule chez moi. À faire quelque rangement, à essayer de penser avec recul, à me retrouver. À me préparer pour un autre jour qui sera investi dans quelque obligation, comme aujourd'hui, avec ma mère de nouveau pour sa visite post-opératoire.
Des jours immobiles donc, comme hier. Même si je suis sortie pour faire l'épicerie, je suis restée dans ma bulle.
Aujourd'hui, j'ai repris la lecture de «Rhapsodie québécoise» d'Akos Verboczy que je n'avais pas terminé, il y a quelques mois. À vrai dire, j'essaie de me résoudre à offrir de mes livres en cadeau à la ronde. J'essaie surtout de m'en sortir des frasques et des frais du temps des fêtes, même si j'ai commencé à lancer des invitations à souper. Viendra ensuite la composition des menus parce qu'en ce moment, je n'ai rien en tête.
L'excellent concert de dimanche dernier avec l'Orchestre Métropolitain, avec la musique de Borodine, Stravinski et Rachmaninov, m'a redonné le goût de relire «Docteur Zhivago» et «Guerre et Paix». Son docteur Zhivago mis à part, je connais peu de Boris Pasternak. Et je suis contente de retrouver les livres de Tolstoï dans mes rayons, comme «Guerre et Paix» en quatre volumes. Quand à Dostoïevski que j'aurai voulu relire cette année, lil me semble que je n'ai pas le moral assez solide pour l'entreprendre en ce moment.
Par ailleurs, avec le voyage au Japon en perspective et la culture du bonsaï de plus en plus prégnante, j'ai le sentiment que je m'éloigne de ma fascination chinoise pour me rapprocher de l'esprit zen. Quoique, pour la langue c'est toujours le chinois qui m'attire et non le japonais.
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