27 septembre 2016
Entre deux eaux

Je ne suis pas encore partie mais je ne suis plus là. Sauf pour mes petites-filles. Depuis deux soirs, je vais les chercher à l'école ou la garderie, j'apporte le souper et nous mangeons ensemble. Hier, Lui y était aussi, avec fifille, aujourd'hui, sans Lui, avec fifille. Assister aux devoirs de la petite, sous la surveillance de sa mère. Plaisir et étonnement de la grand-mère qui boit ses paroles et enregistre ses mimiques. Toucher à ses cahiers et ses livres d'école comme plonger dans la fontaine de jouvence.

Être présentée par la plus jeune à ses copines de garderie: «C'est ma grand-mère. Elle s'appelle Sally».

Prendre soin de moi, ma santé, rien que pour les voir grandir. Déjà, mon dos, comme celui à Lui, ne nous permet plus de les porter dans nos bras. Ni de faire le cheval sur ses jambes croisées. Qu'importe, il nous suffit d'être lucide encore et longtemps.

Chez moi, je suis bien dans mon cocon de bureau. De l'ordre sur les espaces planes, comme dans ma tête. Des projets m'habitent. En bonsaï, comme en écriture. Je ne sais plus si cette année sera celle de Dostoïevski, trop d'autres livres me font de l'oeil.

Hier soir, en prévision des soirées californiens de gala, j'ai essayé des robes chics qui me font comme un gant. Les trois kilos de moins depuis janvier paraissent. Seulement, je n'ai pas de talons aiguilles pour aller avec la robe. Tant pis.

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