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Les Olympiques encore. Déjà, je pense que je vais m'ennuyer d'eux. Je regarde les compétitions à la télé, celles qui sont présentées. La course, les plongeons mais aussi le soccer, le rugby, le volleyball de plage que je découvre. La puissance des muscles, les rictus des athlètes. Leur nonchalance étudiée aussi.
Le ruban à mesurer en main, je calcule et suppute le projet des espaces de rangement de ma garde-robe. Évidemment, je vide tous les vêtements qui sont allés squatter les fauteuils de ma chambre et du bureau à Lui. Au passage, on se promet de délester les armoires.
Nous sommes d'humeur maussade, Lui à cause d'un mal de dent, moi à cause de réflexions qui m'habitent. Je suis comme un hamster qui ne se contente pas de faire tourner sa roue mais cherche aussi une autre voie. En même temps qui se dit qu'il devrait peut-être se contenter de faire tourner sa roue, voilà tout. Être lucide, en retrait de soi-même un peu, pour ne pas se tromper, sans se lancer mais sans rester stationnaire non plus. Position difficile puisque pas de position claire. Ne pas nécessairement suivre les ornières d'une façon d'être du passé, puisque être égal à soi-même n'est pas toujours innovant.
Aujourd'hui, l'homme à tout faire est là. J'aurai les étagères que je veux mais aussi probablement des huches pour mes livres.
Je sens que l'été statique ne sera plus. Déjà, un conflit d'horaire cette fin de semaine. La petite famille reviendra aussi. J'ai pensé faire quelques achats pour leur frigo. Je ferai aussi des pains pour notre sortie aux montgolfières avec des amis, les complices de bonsaïs. Nous allons voir les envolées de montgolfières, non pas y monter.
Avec ces occupations, je trompe l'attente du retour des petites. Au bureau du dentiste l'autre jour, je demandais des brosses à dents pour elles, pour en avoir chez moi. Au magasin d'entrepôt, je prend et dépose des cahiers de princesses, des crayons crayola. Je suis quand même repartie avec de petits jeux de questions-réponses qu'elles aiment bien.
Ce soir, un aller-retour à la maison du nord où tout est si calme. Je viens arroser mais je n'y serai pas demain. Ce soir, je marine la viande pour le barbecue de demain et je fais un pain aux graines de sésame. Demain matin, je pense bien faire un autre pain au fromage, toujours pour mes amis de bonsaïs.
Nous sommes très contents de nos rangements nouveaux. Les vêtements ont retrouvé leurs places. Tout ce qui dépasse traine encore à gauche à droite: des sacs d'emballage que je garde pour réutiliser, mes balles de laine à tricoter un jour, ou pas.
Peut-être ferai-je faire mes huches (des sur-étagères?) de livres par quelqu'un d'autre, au lieu d'attendre la disponibilité de notre homme à tout faire. Ah, quand on fait du ménage, on a l'impression de reprendre le contrôle de sa vie. Non pas parce qu'on en a pas, mais c'est une réassurance qu'on en a.
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