31 juillet 2016
Retour vagueux

Sur cette photo, nous disions au revoir aux îles à la tombée du jour. Dans la salle à manger à bord, le chef nous a servi un excellent côte de boeuf au jus, mettant fin ainsi à presqu'une semaine de fruits de mer et poissons. Tout est bien sauf pour les desserts qui ont tendance à être un peu trop sucrés.

Dès notre arrivée dans la navette qui nous a amené du parking au bord du bateau Le Vacancier, nous étions soumis à l'heure de l'Atlantique c'est à dire une heure plus tard comme dans les Maritimes. Ainsi, le premier soir, nous avons soupé au premier service à 16h30. Dès le premier soir, nous étions assis à la même table qu'un couple d'octogénaires et un autre de septuagénaires. Nous étions donc les plus jeunes, mais sexagénaires quand même, ne l'oublions pas. Il s'avère que nous somme devenus amis tout le long du voyage, partageant fou rire et anecdotes, échangeant nos adresses de courriels et promesses de se revoir à la fin. Les premiers demeurent à Rigaud ce qui est facile, les autres sont au Saguenay, ce qui est une autre paire de manches.

Malgré de bonnes nuits de sommeil depuis le retour, je ne sais pas si c'est l'heure des Maritimes qui ne m'a pas encore quitté ou le rattrapage des nuits pénibles sur le bateau, mais je me sens lente et dispersée.

Après le déjeuner d'hier et les au-revoir à la petite famille, nous sommes partis à la maison du nord qui attendait des visiteurs. Les premiers depuis six mois que la maison est en vente. Lui a ressenti un boom au coeur, disait-il. Moi non. Mais il n'y a pas eu de visite. Les gens ont eu un accident de voiture, sans trop de conséquence j'imagine, sauf qu'ils ont annulé la visite, se sentant trop fatigués ensuite. Est-ce un bon présage?

Hasard ou coïncidence, nous sommes repassés voir la maison qui nous avait intéressé il y a quatre ans. Elle est toujours en vente, sauf que le propriétaire est décédé et sa succession la vend au prix que nous avons offert il y a quatre ans. Elle m'obsède depuis hier. Je ne sais pas si Lui acceptera de bouger dans cette direction.

Aujourd'hui, mon garçon tendre est venu manger ce midi, baguette de blé entier sous le bras. Du pain avec le tomali des îles, c'est bon. Nous avons parlé maisons et visions, lui n'ayant pas encore trouvé la sienne, moi pas encore arrêté sur ma dernière demeure.

Ce soir, nous sommes allés à Saint-Jean-sur-Richelieu récupérer mes arbres chez mes amis. Nous y avons soupé aussi. Que dire? En début d'après-midi je tirai de la patte pour finalement téléphoner aux amis. J'étais consciente de la tâche et de ce qui s'en suit, les aller-retour, etc pour le reste de l'été. Mais, en présence de MES arbres, surtout devant la surprise d'un bouton de fleur sur le grenadier, me voilà prête à tout.

Fatigue et mal de dos. Sans compter les piqûres de moustique puisque nous avons mangé sur la terrasse.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale