|
Nuit du 28 au 29 sans électricité par temps orageux. Il pleuvait des cordes. Les gouttes étaient si grosses que je m'apprêtais à m'élancer sous la pluie pour ramener les arbres à l'abri s'il s'avérait que c'est de la grêle comme dans une localité voisine. J'ai allumé un feu de foyer pour chasser l'humidité.
Sans électricité, la nuit était d'un noir d'encre. Au milieu de la nuit, j'ai laissé allumer une grosse lampe de poche pour calmer ma légère claustrophobie. À l'hôtel partout où j'allais, je laissais la lumière dans la salle de bain ou bien j'ouvrais un peu les tentures de fenêtre.
Ce matin, toujours sans électricité, nous avons devancé notre retour en ville, un retour de trente-six heures. En chemin, des arbres tombés à Saint-Sauveur. Déjeuner exécrable. Humeur maussade comme le temps. Lui déjà happé par ses rendez-vous du jour, moi bourdonnant sur mes paperasses tout en préparant ce que je voulais ramener à la maison du nord demain. Fils la relève est venu discuter sur ses dossiers en cours. J'en profite pour prendre le pouls de sa santé financière.
Des emplettes encore pour nous préparer à recevoir nos amis de bonsaïs dans vingt-quatre heures, en plus de l'anniversaire des jumeaux fêté dans soixante-douze heures. Ce soir enfin, je me prépare mentalement pour la formation continue de demain matin, tout en m'occupant de mes cheveux et de mes ongles. N'est-ce pas que ça va de pair, le mental et le physique? Ah mais, il faut aller visiter ma mère avant ...
C'est ça qui est ça, en ville tout nous sollicite.
hier |