11 juin 2016
Des arbres et des hommes

C'était hier, la virée à la maison du nord. L'herbe y était haute, Lui prenait l'Advil anti-courbature avant de travailler fort sur la tondeuse. Il me disait de venir voir comment il est si par hasard je n'entend plus la tondeuse. C'est dire comment son essoufflement l'inquiétait. Au lieu de tendre l'oreille, je suis allée lui tenir compagnie, le faire arrêter pour un verre d'eau ou un jus, et bavarder un peu de tout et de rien juste pour qu'il se repose un peu.

Le deuxième bouddha installé dans la cour est aussi tombé à la renverse, se brisant en mille morceaux. Son beau visage et une partie de sa coiffe sont demeurés intacts. J'ai pu les conserver sur une étagère de coin dans la maison. Vais-je le remplacer?

Profitant du temps frais, j'ai allumé un feu de bois dans l'âtre. Me vient l'idée de venir m'installer dans la maison cet été. Pour le faire, il faudrait y déménager du toit au 11è étage les bonsaïs que je ne pourrais pas voyager matin et soir. L'idée m'est venue même de ne plus vendre la maison du tout, y vivre l'été et l'automne puisque les arbres seront toujours en pension chez le pépiniériste six mois par année.

Je n'ai pas dévoilé l'ensemble des idées à Lui, seulement une partie. Il consent à essayer d'y rester une semaine pour voir. Il ne sait pas que j'ai décidé d'une date: 25 juin. Nous pourrons y recevoir famille et amis.

Aujourd'hui, jour de bonsaïs à Rougemont. Pour le potluck j'ai apporté des tomates farcis de crevettes au mayonnaise. Par temps gris et humide, l'entretien des bonsaïs de l'hôtesse se faisait à l'extérieur sous la gloriette. Les questions d'ordre pratique à propos de notre sortie commune en septembre pour une exposition à Rochester, New-York furent finalisées. Dans la foulée, des projets de soupers et d'expédition à Kamouraska pour le prélèvement de yamadoris. Je veux bien, pour communier avec la nature, mais je ne pourrais pas revenir en transportant sur mon dos, un arbre et sa motte de terre. Enfin, on verra bien!

Fatigue du jour non négligeable. Vite, un peu de repos avant le débarquement des petites qui seront avec nous vingt-quatre heures.

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