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Des jours paisibles. Un petit tour au musée des beaux-arts pour voir l'exposition sur Pompéï. Jolie exposition, pas trop d'objets mais une belle présentation pour faire revivre la journée fatidique. Dans ce coin du centre-ville, la préparation pour le Grand Prix est palpable, comme si l'on se prépare à ériger le décor de carton-pâte. Un Grand Prix c'est si irréel.
Nous continuons la soupe et le régime. Perte de poids doucement pour tous les deux. Ma glycémie est contrôlée. Je suis encore étonnée du résultat de ce régime si simple et peu rébarbatif. Notre regard sur la nutrition en est tout retourné. Quand je vais à l'épicerie pour acheter frais et souvent, je ne suis pas du tout attirée par tout ce qui est féculents, pains, pâtes et sucreries. Plus encore, le régime nous a mis tous les deux sur le même diapason. Ce n'est pas peu dire. Peut-être que trop nourris, mal nourris, trop protéinés, trop carnassiers, exacerbent le méchant, l'agressivité, les pulsions inférieures en nous. Les moines bouddhistes ne sont-ils pas végétariens pour mieux calmés leur «violence» et pratiquer leur compassion.
Aujourd'hui, j'ai lu «Le facteur émotif» de Denis Thériault. Un petit livre délicieux et savoureux. Dans le livre, les haïkus en français déferlent, si simples, narratifs, porteurs de sens et d'émotions tout à la fois.
Effort de travail de tenue de livres. Beaucoup à faire dans mon petit bureau encombré. C'est facile de procrastiner quand on travaille pour soi. Pire encore lorsque l'on balance entre retraite et pré-retraite. La motivation est volatile et les obligations sonnent creuses.
L'entre deux saisons, entre printemps et été, n'est jamais très clair mais il s'étire cette année puisqu'il fait généralement beau mais pas chaud. Il y a quatre ans, un 10 juin, nous étions en pique-nique avec la famille sur l'île Charron. Cette année, j'ai ressorti mon béret et mon foulard pour aller arroser sur le toit.
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