18 mai 2016
Un jour allumé

2h35 du matin, je ne dors pas. Après un thé vert à 22h30, des carrés de chocolat à minuit passé, je viens de me faire une camomille. La dernière journée a été grisante et je viens de perdre l'équilibre. Pour si peu je sais, mais ça dit tout de mon émotivité ou de ma quête de je ne sais quoi. Moi qui a tout ou presque.

La session de Qi Cong du matin du17 fut éclairante. Moi qui a manqué la session de la semaine dernière pour aller à Québec, aujourd'hui les exercices de réchauffement et la routine des huit brocarts Baduanjin me viennent naturellement. Surtout, je me sentais vraiment présente à l'instant même. Je suis vraiment contente.

En après-midi, tout en surveillant le ragoût qui mijotait, je me suis projetée vers des projets de voyage à longue durée, ce qui n'est pas envisageable pour le moment. De quoi rêver.

En soirée, conférence de bonsaï sur le grenadier, précédant l'atelier de samedi prochain sur le même sujet. Imaginez des cultivars variés, certains feront des fleurs très jolies mais sans fruit (Hana Zakuro), d'autres à tronc torsadé à fruits (Mi Zakuro). Et samedi, avant que l'atelier ne commence, il y aura tirage au sort. Quel arbre de sept ans hériterai-je? Excitant n'est-ce-pas?

Enfin j'ai les dates du voyage au Japon en 2017, en plus de celles de l'état de New-York en septembre de cette année. Grisant, dis-je.

Alors que Lui est déjà couché, une idée me traverse. Une bonne idée j'en suis sûre qui peut convenir à Lui et à moi. Comme je ne peux quand même pas le réveiller, l'idée m'habite et ... me tient insomniaque!

Alors que l'an dernier, le 18 mai honore les quarante ans du clan en terre d'ici. En célébrant, c'est comme si j'avais bouclé une boucle. Cette année, je me suis sentie très loin de 1975. Comme si mes racines véritables sont bien enfouies, celles actuelles bien présentes mais les futures ne seront plus géographiques ou culturelles. Elles seront très personnelles et conviviales tout à la fois. Comme l'ambiance de camaraderie au sein de la conférence de ce soir.

Je parlais plus haut d'un arbre de sept ans que je recevrai ce samedi. Ce soir, j'ai vu celui qui a été attribué à quelqu'un en 1994, il y a vingt-deux ans. L'arbre est resplendissant, son propriétaire attentif. Pour moi la novice, c'est l'instrument de mesure projeté dans le temps, tout en me rappelant que j'ai commencé à m'intéresser aux bonsaïs bien tardivement. Où serai-je dans vingt ans, avec un arbre qui m'aurait survécu?

14h30, je suis de retour au bercail. Je viens d'arroser les arbres sur le balcon. En attendant qu'ils arrêtent de dégouliner pour les amener au soleil, je reprend l'entrée du journal. Depuis 9h ce matin, je suis sur la route avec Lui dans ma voiture. Deux rendez-vous d'affaires à Lui et pour moi deux prises de rendez-vous médicaux, après une halte chez fils la Relève pour un lunch rapide et un autre rendez-vous d'affaires réunissant tous les trois, enfin je suis revenue. Mais Lui est repartie encore pour un autre rendez-vous. Il y a des jours où tout est effervescent, surtout qu'il faut louvoyer dans les chantiers de réfection routière partout dans la ville.

Ce soir du 18, je viens de revenir du spectacle intime de Marie-Thérèse Fortin chantant Barbara au petit Outremont. Très bien. Et je suis toujours la seule «chinoise» dans la salle très francophone.

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