30 avril 2016
Virée en décapotable

Je passais l'après-midi hier à chercher un restaurant pour y amener nos clients français. Celui que nous connaissons, où nous voulons fêter les trente ans des jumeaux aussi, est fermé depuis une quinzaine de jours. «Fermé définitivement», dit l'avis trouvé sur le net, tout comme un certain nombre d'autres restaurants en ville. Ceux qui sont trop chers, je les écarte, en valent-ils vraiment la peine? Quant à la multitude d'autres, les divers avis de consommateurs me découragent. Trop bruyant, trop ordinaire pour le prix ou trop cher pour si peu. En désespoir de cause nous sommes retournés au restaurant libanais que nos invités connaissent déjà mais tant pis, le rapport qualité-prix y est. Avant le restaurant, ils sont passés à la maison trinquer avec un bon champagne difficile à trouver qu'is nous ont offert depuis leur dernier passage.

Aujourd'hui, le soleil règne toujours. Lui et moi sommes partis en voiture décapotable jusqu'à Saint-Joachim de Shefford chercher mes trois derniers arbres. Ils ont tellement profité pendant les quatre dernières semaines. Pour revenir, l'érable japonais était entre mes jambes, le piracantha était bien enveloppé pour être incliné dans le coffre et le petit orme de style lignan s'est casé dans le fond. J'étais heureuse de les retrouver et de les ramener. Au fait, parler de taille d'entretien et de bonsaïs me fait plaisir. Rencontrer le pépiniériste à un moment où il n'est pas occupé par d'autres amateurs, une aubaine. Aussi, je suis toujours contente de l'amener Lui à des lieux que je fréquente, le présenter à des gens que je connaisse qui eurent, comme le pépiniériste, une fraction de seconde de surprise de voir la tête à Lui.

Surprise passée, les hommes ont eu entre eux un ton amical pour résoudre la problématique du transport et pour moi, madame et ses caprices, un ton bienveillant, un brin paternaliste. Qu'importe! il fait beau, la vie est bonne et belle. Ne soyons pas difficile.

Retour en ville après la pause-repas. Encore du champagne pour Lui, sans trinquer, je savoure toujours le retour des arbres. Au fait, ils sont mes dernières acquisitions. L'érable a quinze ans, le plus près de la définition classique qui dit que pour être bonsaï, il faut avoir au moins vingt-cinq ans.

Souper improvisé avec soeurette et son mari dans un restaurant italien de leur quartier. Si ce n'est pas de eux, nous n'aurions pas attendu plus d'une heure pour manger dans une ambiance bruyante et bon enfant. Mais le bon coup fut une petite marche de dix minutes pour y aller et d'en revenir.

Très belle journée somme toute.

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