28 avril 2016
Le mois se meurt

Temps radieux mais frisquet. Hier, c'était une journée où je voulais rester tranquille. Assez tranquille pour faire un panettone très réussi mais sans toucher à mes pinceaux chinois, ni à mes fils de ligature. Pour les arbres, voilà un mois que dure une fin d'hiver à la traine, que les arbres ne savent plus où donner de la tête. Et moi non plus. Déjà que je guette les signes de défaillance chez eux d'un rempotage pas réussi, je m'inquiète de sortie trop hâtive au soleil ...

Je retarde d'une autre semaine avant d'aller chercher les trois derniers pensionnaires chez le pépiniériste, en essayant de combiner l'expédition avec une promenade automobile avec Lui.

Une journée stationnaire certes mais non pas inactive. Sur le clavier, les rendez-vous se font et se défont. Deux dossiers, à la recherche encore d'une piste valable, butinent et mutinent, entre chiffres et coups de coeur. Et moi, entre compétence et lassitude, je me demande parfois ce que je fais encore là, tout en révoquant le questionnement dans la minute qui suit. Parce que non, je n'irai pas militer, manifester, conquérir, séduire, oeuvrer dans quoi que ce soit d'autre. Il me reste les ... panettone à faire, les plats à cuisiner, les livres à découvrir. Mais ce ne serait pas une vocation, une mission ou une profession. Seulement des plaisirs à petites doses.

Aujourd'hui, profitant d'une matinée et d'un début d'après-midi tranquilles, après avoir déjeuné seule, j'ai travaillé sur un genévrier, celui que j'ai depuis un an rempoté dans un beau vase rond, celui qui était visé par un écureuil l'été dernier sur le balcon. Taille et ligature. Je travaillerais ses jins dans un prochain atelier en mai.

Le même arbre l'an dernier et cette année, avant et après taille et ligature

Le mois s'étire et se meurt. Je ne suis pas d'humeur joyeuse, m'accrochant au soleil éclatant malgré le temps froid. Je me suis mise à compter les mois, voire les semaines, sédentaires depuis le dernier voyage à Hawaï, comme si je viens de mettre le doigt sur la cause de mon humeur inégale. Allez, encore deux mois avant les vacances, deux semaines avant une escapade.

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