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Paisible cours de calligraphie et peinture chinoise hier. De quoi calmer les tumultes émotifs de la veille. Malgré tout, j'ai toujours le vague à l'âme alors que Lui est triste. Pas pour les mêmes raisons.
Hier soir souper chez notre plus jeune fils qui faisait de concert avec son cousin la fête d'anniversaire de leurs pères respectifs. Les petites sont rayonnantes. Le temps d'un souper des deux familles, pas vraiment de grandes conversations. Repas excellent, les deux jeunes ayant choisi un menu au gré de leur consultation des chefs à la mode, Ricardo ou Josée di Stasio. Pas mal, pas mal.
Aujourd'hui, travail clérical de moine comme à chaque lundi matin pour fils la relève et moi. Tout au long du parcours, on se demande sans le dire si la démarche est futile ou non. À la fin de la tâche, il en résulte toujours pour moi un sentiment de travail accompli.
Un travail de moine, de sage, un jeu de patience contemplative, n'est-ce-pas ce que j'ai choisi de faire, en bonsaï, en peinture et calligraphie aussi. Voilà qui est ça.
Aujourd'hui aussi, j'ai reçu les photos du petit bougainvillier que j'avais donné l'été dernier, en même temps que le grand meuble. Voyez comme il a grandi et fleuri. Non, je ne regrette pas de l'avoir donné.
Sur la première photo, il était encore sous ma garde et présentable, lui qui a déjà perdu toutes ses feuilles, dégringolé du toit d'une voiture en marche et quoi encore!
Chaque arbre est une joie mais aussi une charge. En ce moment même, je suis toujours inquiète des trois genévriers que j'avais malmenés l'avant veille. S'ils survivent à ma mauvaise manipulation pour cause de manque de concentration, leur épanouissement serait retardé d'une année au moins. Qu'est-ce que je peux faire pour les aider? J'ai beaucoup vaporisé leur feuillage aujourd'hui. Aussi, ai-je raconté que je baisse aussi le chauffage pour qu'ils soient plus confortables. Et nous, nous nous habillons mieux, voilà tout.
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