31 mars 2016
La fin et les moyens

Hier, je rongeais mon frein. Voilà une bien mauvaise attitude. Quand je suis allée à la fruiterie avec une copine, j'avais même de la difficulté à être claire dans mes propos. Ce sont les pensées qui bousculent. Entre les pieds et la tête, un peu de confusion. Hier soir, nous étions partis faire une petite tournée, quelques menues courses justifiant le déplacement. En fait, ce n'est que pour lâcher un peu la pédale de frein.

Temps maussade, les arbres se réfugiant encore dans le coffre de ma voiture.

Aujourd'hui, côté température, c'est pire. Les arbres ne bougent pas. Dehors il pleut fort. Ciel triste. Je pensais à ma mère mais résiste à l'envie d'accourir auprès d'elle. À la place, profitant de l'absence de Lui et de son énergie bousculante, j'ai pu finaliser des rapports cléricaux, il est temps, la date butoir étant aujourd'hui même.

Quel plaisir de ne penser qu'à une chose à la fois et de faire ce qu'il se doit. Au passage, j'ai pris le temps d'apprivoiser les formulaires en ligne. Déjà que depuis quelques semaines, j'apprivoise mon autonomie sur différentes facettes, cet après-midi c'est donc un autre pas dans cette direction. Au fait, Lui qui est contrôlant et protecteur, tend à infantiliser mes actions et mes capacités. Il n'y a pas à dire, je me suis laissée faire au fil du temps. L'interdépendance n'est-il pas le propre des vieux couples?

Sans consciemment le décider, alors que j'entrevois dans un futur plus ou moins rapproché un jour où, Lui ou moi, sera de moins en moins utile pour l'autre, il est logique de retrouver son indépendance pour faire face, seul comme il se doit, devant l'inconnu changeant. Ce n'est pas négative comme pensée, au contraire, très porteuse.

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