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Hier c'était jour de cuisine. Pour reprendre pied. Des pommes blettes parce que bios j'ai fait deux tartes. Des jarrets de veau que j'ai sortis du congélateur pour cause d'espace, j'ai préparé l'osso bucco pour deux alors que j'en avais acheté pour un souper à quatre. L'ananas entier est préparé, nous en avons mangé la moitié, pas de fils à l'horizon pour offrir l'autre. Au dentiste, l'hygiéniste me fait la leçon et me donne brosse, soie dentaire et pâte dentifrice, c'est normal, mais tout va très bien.
C'est normal, tout va très bien. Mais pour Bruxelles où rien n'est normal et où ça ne va pas très bien, je dégote dans ma bibliothèque iPhoto celle-ci, pour écrire un mot et prendre des nouvelles des amis belges. Un copain répond: « ... Nous sommes encore groggy.», son fils était sorti de ce métro cinq minutes avant.
Ce soir, un reportage de TVA m'éclaire un peu plus, surtout par la voix du travailleur de rue qui a fréquenté longtemps, qui a vu grandir même, ces jeunes qui ont saisi une opportunité de sortir, mais quelle sortie, d'une vie sans emploi et sans issue. Et l'administration trop hiérarchisée, déphasée, engluée dans ses bottines ...
Aujourd'hui, j'essaie de voir plus clair dans ma paperasse routinière. Et j'avance au hasard vers la fin de semaine pascale assez vide de sens. Mes enfants sont partout ailleurs et je crains que la dinde va rester au congélateur. Nous irons quand même à la campagne, une amie viendra nous rejoindre. J'aurai le temps de faire ma calligraphie et ma peinture chinoise. Les bonsaïs vont-ils me suivre? Avec cette température en dents de scie, je compose une journée à la fois.
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