20 février 2016
Perspectives

La page d'anniversaire n'est pas tournée. Je continue à ne rien faire. Les pommes coupées pour faire des tartes dorment toujours au frigo. Quand même, effort pour secouer cette léthargie: nous sommes enfin allés chercher les pièces de logo neufs, après avoir écumer les sites de revente, en plus de faire provision de fruits et légumes en vue de réaliser d'autres recettes.

Effort d'échanges avec Lui qui prend tout comme cela va de soi, moi non. Échanges illusoires certes puisque ne menant à rien. Rares moments de félicité immanquablement interrompus par son téléphone qui défile son diapason d'alarmes de toutes sortes. C'est moins un téléphone qu'une boîte noire bourrée d'informations de tout genres, d'utiles à futiles.

Immobilité que j'associe à l'état de retraite, c'est-à-dire retrait des activités, retrait de la force vive, retrait de la parade. Immobilité surtout en état d'esprit.

Je me suis inscrite à un cours de calligraphie chinoise. Sans grande conviction. Ou plutôt avec une détermination qui s'est éteinte vite comme feu de paille. On verra bien.

Alors que Lui déclare avec effronterie qu'il nous voit bien faire quarante ans encore, cent cinq ans, insiste-t-il. J'aimerai bien penser à ce que je voudrai accomplir d'ici cinq ans, ce que je voudrai maitriser surtout. La calligraphie? Le chinois? Le bonsaï? Refaire le tour de mon jardin littéraire? En plantant quelques plate-bandes de nouvelles découvertes? En plus de quelques voyages mythiques? Ça devrait suffire, non?

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