18 février 2016
Six décennies et demie

Passer la matinée à répondre aux appels, messages, facebook et autres, de voeux d'anniversaire. Et l'après-midi à attendre d'autres messages pour les mêmes raisons. Entretemps, Lui, excité comme un puceau, s'extasie devant mes soixante-cinq ans, précurseurs aux siens. Je suis amusée mais quand même d'accord devant la perspective d'une belle époque, quand les ambitions et prétentions n'y seront plus, alors que l'on n'est pas riche, sans être pauvre, en santé et lucide. Être aimé et bien entouré.

Ce qui s'illustre par la journée. Je n'ai rien fait pour ainsi dire. Seulement savourer mes soixante-cinq ans et contempler la perspective d'un autre droit sans nuage. Ne pas aligner de projet. Ne rien ressentir d'autre.

Hier soir, une pièce de théâtre que je n'ai pas aimé du tout, «Glengarry Glen Ross» qui me heurte. Ce soir, nous sommes allés souper en ville à ce restaurant découvert il y a deux ans. Le même pianiste, la même ambiance chaleureuse. La patronne a apporté le dessert en entonnant le joyeux anniversaire, en diapason avec le pianiste qui souligne la fête à Sally. J'étais réellement surprise. Franchement, c'est intime à souhait.

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