01 janvier 2016
Bonjour 2016

Hier soir au réveillon, nous étions trente en ma demeure. L'espace salon salle à manger est disposé en conséquence depuis la veille. Lui comptait et recomptait les coupes et les flûtes à champagne, onze plus huit, et s'en désolait. J'ai sorti les petits verres fins pour vin blanc et digestif, ce qui fera l'affaire. C'est pour trinquer voilà tout puisque personne ne s'abreuvera vraiment de champagne. À preuve, j'avais trois bouteilles au frais, incluant un moult de pommes sans alcool, je me retrouve maintenant avec cinq, veuve Cliquot et consorts. Pourtant, nous avons bien trinqué, en témoigne la table du salon collante et les petites gouttes, collantes aussi, sur le parquet. Mais nous avons aussi fait bien du tapage, sifflets stridents, trompettes beuglantes et tollés humaines. Lui est très content de sa soirée. Moi je le suis de circonstance tout en questionnant toujours ces pratiques adoptées depuis longtemps, assez longtemps pour en faire une tradition familiale. En témoignent ces ailes de poulet grillées que tous rognent avec conviction. À l'heure où personne n'a faim.

Aux petites heures, je lavais encore à la main les petits verres fins, coupes et flûtes. Avec le sentiment du devoir accompli (mais quel devoir?), pour qu'enfin la dernière de 2015 soit enfin chose du passé.

Aujourd'hui, Lui s'est levé à l'appel du réveil-matin pour un rendez-vous de finalisation d'un dossier. J'ai fait tourner la machine à laver toute la journée, réfugiée dans le contentement des gestes domestiques. Il me vient à l'esprit l'image de pensées vagabondes qui sont retenues au sol que par la routine, comme lest et réalité.

Allez, trêve de jonglerie, il faut commencer les résolutions, un geste à la fois, un jour à la fois.

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