17 novembre 2015
Tournants du monde

Il y avait le 11 septembre 2001, il y a maintenant le vendredi 13 novembre 2015. Je sais, entre les deux dates, il y a les autres dates, en d'autres lieux, mais je confesse mon manque de sympathie émotive pour ces autres lieux où je n'ai pas de référence de visu, où je n'y suis guidée que par ma conscience logique. Les voyages me servent de coloration émotive. À New-York et Paris, j'ai mes références culturelles et personnelles. En d'autres lieux marqués au fer rouge, je n'en avais pas.

Mis à part tous ces reportages que je consulte comme tout le monde, le quotidien continue sa part de caprices et complications. Partir tôt de chez moi pour aller garder les petites, la première subissant la grève des enseignants, la deuxième toussant gras, se plaignant de mal d'oreilles. Se faire arrêter pour une contravention salée. Passer une journée très zen avec les petites qui mangent et jouent dans leur petit monde sans tache. Étrangement, je me sens imperturbable de contentement. N'empêche, en partant chez fifille ce matin, j'ai attrapé au vol, Tous les fleuves vont à la mer» d'Élie Wiesel, un titre lourd de fatalité. Comme quoi, le sort des hommes est le même à travers des tournants de l'histoire.

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