27 juillet 2014
Des jours et des nuits

Déjeuner au centre-ville avec les trois copines et le fils de celle qui venait de Paris. J'y suis allée, vêtue de cette robe achetée en Chine. Il faisait beau, une vraie ambiance d'été. Sans surprise, ce n'est pas un petit restaurant mais une vraie table pour gens d'affaires. Connaissant la française qui a toujours un petit cadeau pour chacun, j'ai amené les pochettes de soie brodées du Viêt-Nam de différentes couleurs à choisir par chacune des femmes. Et puis, prétextant d'autres engagements, je les ai laissées entre elles à flâner.

Maintenant que le plus jeune des fils a ramené la voiture du paternel, j'ai repris possession du mien et retrouvé le plaisir d'aller où je veux. Pour bouquiner par exemple, non pas chez un bouquiniste, mais à un comptoir d'articles usagés. Ou aller sur place pour dénicher des billets de théâtre pour ma plus jeune soeur. Enchainant avec un rendez-vous d'affaires et un souper en terrasse. La journée fut bien remplie.

Encore une très mauvaise nuit, alors que j'attendais le retour de fifille et la plus jeune des petites. Sans se parler vraiment, Lui et moi calculions chacun de son côté, leur heure d'embarquement en avion. Nous sommes partis passer la nuit à la campagne, Lui tenant à passer la tondeuse sur une pelouse qui n'en a pas vraiment besoin, et moi qui s'est lancé dans la lecture de «Dans la gueule du temps», journal illustré de Julien Green. Ces vieilles photos en noir et blanc, l'Histoire (oui, avec un grand H) déterrée de l'autre siècle, rien pour m'aider à secouer ce stress non pas sans nom mais innommable.

Toute la matinée hier, je mangeais trop tout en m'efforçant à acheter un minimum d'épicerie pour garnir leur frigo. Hier après-midi, elles sont arrivées, fifille en pleine forme, la petite aussi, bien heureuse de nous retrouver. Souper aux sushis chez fifille, les jumeaux se joignant à nous.

Malgré l'apaisement, en revoyant fifille et la petite, la nuit dernière non plus n'a pas été de tout repos. Au moins, je ne hallucine plus et ne me relève pas, le sommeil tardant tout simplement.

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