21 juillet 2014
Réflexions peu estivales

Il a fallu une journée complète sans sortie, alternant siestes et repos, pour que je puisse casser le rythme bizarre du début de la semaine dernière. Attente prolongée pour le petit dossier. J'imagine le stress de mes clients, assez âgés.

Fête d'anniversaire à la clinique de ma soeur. Sympathique. Robes d'été des femmes, bonne mine des enfants, un plaisir pour les yeux. Buffet bien garni.

À coups de courriels ponctués de silence, des rencontres bancales s'organisent prochainement. Avec les anciens compagnons de voyage du mois dernier, la proposition en cours n'est pas de tout repos. Avec les compagnons d'armes des événements de mai, il y a tant de dissensions dans les rangs, prises de bec et coups de gueule auxquels je ne participe pas en faisant le mort, le repas de la réconciliation n'en sera pas un. Quand à la visite éclair d'une copine parisienne, nous serons entre filles le temps d'un déjeuner.

Dédales de plus en plus compliqués pour continuer à écrire ici, dans la forme actuelle. Les mesures de sécurité de l'hébergeur se compliquent, d'autant plus que je n'utilise pas leurs outils proposés.

Une petite phrase que j'ai prononcée il y a quelques semaines définit depuis la ligne de pensée que j'applique à la décision de me défaire ou pas des objets qui encombrent mes maisons: «Tout ce qui n'a pas d'histoire, sort.» Comme je ramasse que ce qui a une signification pour moi, j'en conviens que la définition est assez restrictive. Quand même, cela veut dire que ce qui a une histoire mais que son histoire a perdu de sa valeur à mes yeux sera écarté.

Je fouille toujours le net pour bonifier mes souvenirs de voyage. Les pas perdus m'ont amené ici. Depuis, j'explore ses autres blogs. Rien de mieux pour bien apprécier les lieux où je suis passée mais aussi regretter de ne pas s'attarder plus à ceci ou à cela. Impression de communier avec des gens de mêmes intérêts. Très réelles, ces communautés d'intérêts à travers la toile, quoique fragmentées. Alors que sur le plancher des vaches, nos propres vies sont fragmentées ce qui rend difficile aussi la tâche de se trouver une communauté d'intérêts. Trouver et entretenir des relations durables. Ainsi, on se retrouve à nourrir quelques rares relations amicales de profondeur variable, parfois utiles d'autres fois futiles. Pour ma part, elles ne m'allument pas autant que ces contacts virtuels et anonymes, au gré de certains fils conducteurs.

Aujourd'hui, Lui et moi avons fait une virée à Sainte-Marguerite-du-lac-Masson, histoire de voir enfin le complexe de villégiature de l'Estérel qui m'intriguait. C'est pas mal. Nous avons même réservé. Pour probablement annulé, sans frais. Je crains que nous ne pourrons pas y entrainer les fils, ceux qui n'ont pas de plan de vacances cet été. Et puis, pour les discussions sérieuses que nous voulons tenir avec nos enfants cette fin de semaine-là, avons-nous besoin d'un tel décor?

Il me reviens en mémoire ce qu'un ancien diariste dont j'ai perdu la trace disait de ce journal. Il disait que : «je mettais les petits pots dans les grands». Qu'est-ce qu'il voulait dire au juste? Mais je crois bien que pour cette fin de semaine-là, j'ai voulu faire exactement cela, les objectifs secondaires risquant de masquer les vrais raisons de la rencontre.

Au retour de l'Estérel, nous nous sommes arrêtés pour manger en terrasse au bord d'une marina. Ambiance idéale pour profiter de la douceur du moment. En apparence j'étais, en vérité non. Je ne le vois que maintenant que je l'écris. Je ne puis vraiment profiter de la douceur de ma vie mûre quand mes enfants se débattent encore pour bien s'installer dans leur vie. C'est ainsi. Le lâcher prise ne s'applique pas. Voilà où j'en suis.

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