18 juillet 2014
Intense semaine

Je ne sais pas si ce sont les journées riches en détails qui gâchent mes nuits, mais sérieusement, je dors peu et mal. D'une part, je suis très satisfaite du déroulement de mes jours, alliant formation à la Relève, cuisine sage et rapports harmonieux avec les autres. En plus de réorganiser la maison, le bureau et les livres. C'est comme si je n'arrive pas à tirer les rideaux sur les jours qui se prolongent dans la nuit, même couchée, les yeux fermés. Alors, machinalement, je me relève, rallume dans le bureau, m'assois devant le clavier et c'est reparti pour une heure ou deux. Pourtant, dès que mes paupières tombent, je repars au lit. Pour une heure ou deux. Et ça recommence, la ronde de la nuit.

La Relève est embarquée sur une première négociation à issue incertaine encore. Moi aussi sur une autre, à destin prévisible, mais peu payante. Pourtant, il suffit qu'un détail me chicote et ... je ne dors plus. Cette semaine, travailler chaque jour donc, nuit et jour.

La lecture de «Berlin tales» avance doucement. J'ai même sorti le gros Robert & Collins pour vérifier les mots de vocabulaire que je ne connais pas. Ce qui me ralentit. Mais j'ai retrouvé les ambiances de Berlin.

Un autre livre me hante, « The rape of Nanking» de Iris Chang, qui s'est suicidée quelques années après avoir écrit ce livre. De dépression selon la version officielle, ou d'obsession de son livre, selon sa mère. J'ai acheté le livre à l'aéroport Pudong à Shanghai, en même temps que quatre autres et une série de 100 épisodes de documentaires télévisés intitulés «Wonders of China». Une grosse dépense que je ne regrette pas.

Ce soir, incursion dans les milliers de photos que Lui a prises en Chine dont plusieurs de moi-même. Certaines très belles, d'autres pas du tout, puisque je paraissais tantôt grise tantôt ébouriffée, bouffie et mal foutue. Et il m'a autorisé à les effacer si je veux.

Je commence à m'ennuyer des petites filles que je reverrai dans une semaine. Dire que cela a failli être un mois, si le gendre n'aurait pas eu son contrat de travail actuel.

Il y a un mois aujourd'hui que nous sommes revenus de Chine. Déjà, j'écume les sites à la poursuite d'un prochain voyage, sans compter les huit jours en Floride en décembre.

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