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Dimanche pluvieux. Après-midi chez ma soeur pour voir le dernier match du Mundial. Au fait, ce n'est qu'une excuse pour se retrouver en clan. Un clan troué pour cause d'absences de plusieurs. Mon frère, amateur de croisières, nous a lancé sur la piste d'une courte croisière dans les Caraïbes. Peut-être bien.
Début de semaine des plus prometteurs. J'ai fait du terrain avec la Relève. De la théorie à la pratique, j'ai vu le changement dans ses yeux. Il commence à y croire. Mais l'entrainement et la discipline sont les défis au quotidien.
Je suis arrivée à la course au drainage lymphatique en après-midi, exercice que je ne répéterai pas avant un autre mois. Soirée active puisque nous sommes allés visiter d'abord des clients, ensuite la cousine à Lui. Reparler de la Chine encore et encore, mais aussi de l'Italie.
Aujourd'hui, réunion hebdomadaire d'équipe. Je distribue des tâches à Lui, à la Relève, en m'en gardant une partie. Chef, sous-chef et l'unique soldat. Sous-chef ruant dans les brancards parfois, regrettant le statut de «Lone ranger» même si j'ai toujours été là, aiguillant et aiguillonnant l'aventure familiale. D'aventure en entreprise, je joue toujours le même rôle qui m'épuise certains jours.
Après la cousine hier soir qui est en grande forme, au tour de ma grande amie de Québec qui riait aussi de bon coeur aujourd'hui quand je l'ai rejoint enfin pour parler de livres qu'un bouquiniste m'a proposés. Pas de n'importe quel livre! Il s'agit de la collection complète du journal des frères Goncourt, en très bonne condition.
Aujourd'hui, je suis allée voir les livres et, prix avantageux aidant, me voilà en possession de 25 volumes, exemplaire numéroté 1933 sur 5000, édité à Monaco en 1958. Ils sont tous encore dans leur boitier de protection original, quoique certains boitiers sont grignotés par des mites. Fait à noter, ce bouquiniste que je fréquente depuis une dizaine d'années me téléphone pour la première fois depuis tout ce temps, comme quoi ma réputation de collectionneuse de journaux fait son chemin. Un autre bouquiniste m'a déjà dit que c'est bien rare une femme collectionneuse de livres. Mais qu'est-ce que je vais faire avec tous ces livres, un jour, quand ils m'auront survécu?
Ce soir encore, visite chez ma mère puis la famille de ma soeur à la rive sud ensuite. Plaisir d'échanger indéniable, sur les voyages toujours. Puis, à 23h passé, Lui nous a mené avec son bolide vers un autre coin de la ville, à fin de laisser du matériel de peinture à un homme à tout faire qui est venu se faire payer en argent comptant. Comme ça, au coin de la rue, au milieu de la nuit. Fatigue aidant, je maugréé: «On dirait une transaction de drogue!»
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