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Le drainage lymphatique, mon nouveau dada. Deuxième séance cette semaine. Au moins, je dors mieux et récupère bien.
La semaine dernière, dans la foulée de la tournée chez Ikea avec fils premier et fifille, j'avais repéré un canapé en liquidation qui me plaît bien. Samedi dernier, je suis allée le montrer à Lui qui l'a adopté sur le champ. En liquidation, cela veut dire payer et emporter. Après mesures prises et coup de main d'un bon samaritain, le canapé est entré dans ma voiture et nous sommes revenus avec. Depuis, il trône dans le salon, pas tout à fait pareil pas tout à fait différent que le reste du décor. Mais nous l'aimons, c'est l'essentiel.
Hier, première réunion de travail depuis au moins deux mois, question d'ajuster nos cordes entre nous. Alignement des tâches et des priorités. Il ne faut pas se leurrer, ce n'est qu'un début, attendons la suite. Au moins, les premières urgences ont été traitées le jour même.
Hier aussi, visite à ma mère avec fifille et quelques commissions ensuite. Retour en passant à la garderie pour voir les petites. La plus vieille s'exclamant sur le fait que je ne les suive pas chez elles, évidemment, j'ai promis d'y aller avec Lui en soirée. Ce qui fut fait. La petite famille partira en vacances bientôt.
Sous ce vide apparent d'été, les méninges sont en marche. L'agenda se remplit doucement. Un souper, deux soupers. Un stage de taïchi. Une fin de semaine au large. Une autre tout près mais qui sera des plus classiquement estivale. Nous fixons la date de l'épluchette de blé d'inde qui marquera officiellement la fin de l'été. Déjà.
Et ces livres que je me suis promise de lire? J'en suis toujours à «L'art de la méditation» de Matthieu Ricard. D'abord, passage à l'acte. Chaque matin. Et puis, ces livres qui attendent dans ma chambre. Je les ai époussetés. Je commencerai par celui d'Ingrid Betancourt, en sachant déjà qu'il va me secouer. Comme chacun des autres d'ailleurs. Est-ce parce que je ne me sens pas prête à me laisser aller dans les différents univers des livres, mes orteils bien accrochés au terre-à-terre du quotidien, que je ne me lance pas depuis toujours, m'autorisant des parenthèses, de temps à autre, sans plus.
Moi qui navigue à l'instinct, je me laisse volontiers porter par les flairs du moment. N'ai-je pas, à la dernière réunion des affaires éthiques, opté pour des valeurs d'ordre collective au détriment de celles qui privilégient la liberté individuelle. En étant consciente que mes réflexions profondes sur ce que j'ai vu en Chine ont eu cette influence. En énonçant mes choix, n'ai je pas dit aux collègues que «je ne me reconnais plus»? On évolue chaque jour vers la direction où l'on se laisse porter. Jamais victime, toujours conscient, dans une dimension ou une autre.
Je ne sais pas si c'est évident, la contradiction que j'exprime dans les deux paragraphes plus haut. Cette contradiction, je la ressens fortement. D'une part, le désir de me poser dans un état de concentration méditative. D'autre part, réaliser enfin ce que j'ai toujours voulu faire, retrouver un rythme de lecture d'antan. Poser un livre, reprendre un autre. Une gymnastique intellectuelle permanente.
Aujourd'hui, enfin la rembourreuse nous a ramené les deux fauteuils qui sont très beaux, chacun avec son tissu différent. Mais elles ont perdu leur place au salon, et iront dans notre chambre. Ici ou à la campagne. J'ai aussi acheté ce qui lui reste du tissu de recouvrement des chaises de la salle à manger, et d'ici et de la campagne. Ainsi, je m'assure de ce que j'aurai peut-être besoin plus tard.
L'artisane est repartie avec le canapé qui sert de lit d'appoint à la campagne pour refaire la housse et les bretelles manquantes, le tissu étant déjà choisi depuis quelques mois. Ce meuble-là ne reviendra pas avant quelques mois mais ce n'est pas grave. Je préfère attendre au lieu de devoir trouver un autre rembourreur, inconnu et plus cher.
Ce soir, garçon tendre est venu souper avec nous. Il est calme, peut-être trop. Est-ce le vrai, ou bien est-ce l'autre, celui qui parle trop, souvent pour rien, comme pour se faire une façade. Le rêve de tout parent est de pouvoir lire dans l'âme de ses enfants comme on voit à travers d'une eau limpide.
Nous sommes allés chez sa soeur, apportant les côtelettes que j'ai achetées cet après-midi. Je voulais voir les petites, assister à leur repas, à leur préparation au coucher. Elles vont me manquer pendant quelques semaines.
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