24 juin 2014
Chez moi, à la Saint-Jean

Le retour du décalage horaire fut plus difficile que prévu. La dernière fois, j'avais des comprimés anti-jetlag, pas cette fois-ci. Alors nous tombons de sommeil n'importe où et n'importe quand, en plus des nuits profondes, sans retrouver un allant convenable.

Mais en surface tout va bien. J'ai cuisiné, travaillé, etc., le moindre effort nécessitant comme un fond d'énergie vaporeux. Mentalement, ce ne fut pas un retour chez soi reposant, mais un retour à un quotidien un peu vide de sens, l'air d'été n'aidant en rien.

Nouveau dossier sur la table, un dossier pas simple. Deuxième nouveau dossier à prendre à bras le corps aussi. J'espère retrouver le souffle nécessaire, puisque déjà, avant de l'aborder, il m'épuise. Mettons cela sur le compte de jetlag pas tout à fait dissipé.

Les petites robes chinoises achetées pour les petites leur vont à ravir. Hier encore, elle sont venues chez moi. Deux petites boules d'énergie que pépé et mémé ont peine à contenir, handicapés par ... le jetlag. Elles ont mangé de mon ragoût au boeuf classique. La veille, c'était La Relève et nous qui se sont régalés de mon saumon sucré salé à la vietnamienne. Avec du riz sauvage, aucune autre graine de riz disponible à l'horizon. En Chine, nous étions nourris copieusement, trois fois par jour, pendant vingt jours. Le hic c'est que ce sont sensiblement les mêmes plats tout le temps. Lui et moi n'avons pas réussi à maigrir malgré un minimum de dix mille pas effectués chaque jour, malgré l'escalade de la Grande Muraille et des montagnes sacrées ...

La Relève a égaré son téléphone intelligent à Ottawa samedi dernier. De nos jours, on est amputé littéralement sans son téléphone. Et c'est à peine une figure de style. Par GPS, il a trace de son téléphone qui ne semble pas être retrouvé par quelqu'un. Aujourd'hui, il retourne sur les lieux pour essayer de le trouver. En espérant que le fugitif ne manque pas de batterie pour ne pas perdre sa trace. Justement, nous avons acheté en Chine des chargeurs d'appoint pour téléphone pour chacun des enfants.

En ce matin de la Saint-Jean, le temps est gris pour la première fois depuis mon retour. La rue est vide, circulation inexistante. Un café Nespresso bien tapé semble efficace pour me donner un sentiment de présence d'esprit et de corps, là maintenant. Allez jetlag, ton heure est due. S'il le faut, je te chasserai à coups de Nespresso!

Compte rendu du reste de la journée: Fiston a retrouvé son téléphone. Nous sommes allés à la campagne, il pleut des cordes. Qu'est-ce qui nous a pris de nous mettre à mal manger ainsi: des frites, du coke, zéro calorie quand même, et des ailes de poulet. Mais le retour à ce chez moi du nord fut douce, dans un silence sans faille.

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