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Il y eu trois autocars partis à Ottawa, avec quelque bousculade. Le lendemain, trois autres pour Québec, sans bousculade mais trois personnes sont restées sur le trottoir. Le jour d'après, deux autocars pour Toronto-Niagara, un voyage de trois jours et deux nuits. Le départ fut impeccable, l'expérience des derniers jours ont servi. Sauf que le soir venu, à l'hôtel il y eu des bisbilles. Échanges téléphoniques avec le tour opérateur, les organisateurs vont écoper d'une facture supplémentaire, si les participants n'assument pas leur part de frais pour cause de changement de leur option d'hébergement. Quand à moi, montée de stress et réaction viscérale: Les gens, je les préfère un à un, et non en horde!
Aujourd'hui, suite à une nuit agitée, fatigue au corps, je reprend ma vie normale et ma sérénité. Laver la vaisselle, partir un lavage, des gestes qui s'apparentent à se mettre un baume sur les courbatures mentales. Des bananes très mûres, j'ai fais un pain au noix et bananes du plus bel effet. La Relève et fifille sont venus déjeuner de poitrine de poulet à la sauce aux herbes et ail en plus d'une salade de quinoa aux noix et canneberges.
Sur la lancée, j'ai même fait mes valises. Je suis pratiquement prête pour partir. Évidemment, il faut encore transférer les détails des dossiers à la Relève qui tiendra le fort, voir mon médecin, acheter des yuans, choisir le livre qui me suivra, etc.
Ce soir encore, des récriminations provenant des abords des chutes Niagara me parviennent. Mais je suis plus calme. La lecture du post-face du livre «L'art du bouddhisme» du Dalaï-Lama, écrit par Richard Gere, a certainement aidé. Mieux encore, Lui aussi a lu ce que je lui ai montré et nous en avons discuté. Voilà un sujet et des échanges instructifs.
Immédiatement, je teste la compréhension de ce que je lis sur la vacuité ou sur la «motivation de la compassion altruiste» en les appliquant comme un canevas sur les situations vécues au cours des derniers jours. Bien évidemment, je suis loin d'être sur la bonne voie de la bouddhéité. Je devrais mieux «dompter mon esprit», ainsi disait Bouddha. J'ai encore fort à faire, dis-je.
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