04 Mai 2014
Mai, le mois de tous les possibles

La pluie des derniers jours lave la ville, chasse la neige mais ne ramène pas la chaleur. Dans cinq jours, mes premières copines arriveront déjà et je leur ai avertis d'ajouter une petite laine en valise.

Impression de devoir faire tout ce que j'ai à faire avant leur arrivée. Voir mon médecin, visiter le coiffeur, amener la petite choisir ses sandales Crocs. Que faire avec elles, où aller, quoi manger. Sans compter le stress de l'organisation associative. Plus de trois cents personnes dont certains changent encore leur demande, heureusement, une minorité.

Que faire aussi avec les dernières sorties culturelles de la saison présente. Quoi réabonner pour la prochaine saison. Dernière matinée symphonique vendredi dernier, la salle est à moitié vide. Est-ce la pluie ou la lassitude de fin de saison qui affecte un peu tout le monde? Mais je me félicite pour avoir acheté sur place des billets de récitals peu chers pour la prochaine saison.

Très beau dernier concert à l'Orchestre métropolitain. Malgré tout, Lui et moi, sans nous consulter, avons mentalement comparé les deux orchestres. Où bien est-ce le coup d'archet du premier violon solo en place qui n'est pas à la hauteur de celui qui ne figure plus sur la liste des musiciens. Par ricochet, cet orchestre a paru plus faible par rapport à l'autre. Le critique n'a-t-il pas nommé l'Orchestre métropolitain, le second OSM ?

Hier, matinée chez fifille, discussion avec le gendre et déjeuner des petites. Puis un saut à la campagne avec intention d'y faire le ménage. Intention non tenue puisque nous avons plutôt fait la sieste et alimenté un feu de foyer difficile, à cause du nouveau panier pour les bûches plutôt inadéquat.

Au milieu de la nuit, seule au milieu de mes livres, il m'est venu une forte envie d'être là de plus en plus. J'étais bien dans cette quiétude, loin des bruits de la ville. J'ai même ressenti une urgence d'agir, un besoin viscéral de profiter consciemment d'une vie intérieure, meublée de lectures vagabondes et de réflexions libres. Avant que ne s'installe la monotonie de l'oubli, des réflexes conditionnés et inconscients.

Mais aujourd'hui nous sommes revenus en ville, sous un ciel pluvieux et gris. Dans la remorque, un grand matelas sous une bâche. Dans une huitaine j'aurai quatre copines à la maison. Réaménageant la grande chambre pour les loger toutes, nous dormirons dans le lit mural situé dans le bureau à Lui. Le tapis d'exercice est déplacé dans mon bureau. Tout est bien.

Ce soir encore, réunion des affaires associatives que j'espère efficace et non houleuse. Réunion et bouffaille. J'en suis revenue la panse et la tête trop pleine.

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