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Rien de nouveau sous le ciel pluvieux. Le mois de mai s'annonce plus bousculant encore mais tant pis. J'avance toujours de mon petit pas que je me retiens d'accélérer.
En manquant la séance de taï chi au vendredi saint et en n'y allant qu'une fois la semaine pendant tout le mois d'avril, je piétine. Mais tant pis, encore une fois.
Période de renouvellement de la prochaine saison culturelle. Des trois maisons de théâtre, je pense bien que nous allons trancher pour deux. C'est la maison Jean-Duceppe qui passe au couperet.
Il y a deux jours, j'ai préparé un carré d'agneau pour la première fois de ma vie. De l'agneau australien, même si le québécois est très bon semble-t-il, mais je ne sais pas encore faire la différence. Cuisson parfaite, Lui a bien aimé. Moi aussi, je me suis faite à l'agneau.
J'ai racheté un poulet entier frais, étiqueté «Aliments Québec». Au lieu de le rôtir selon ma recette fines herbes et citron, j'ai fait un «phở» pour Lui et moi. Je n'ai pas eu le dédain pour la viande comme la dernière fois où j'ai préparé trois poulets d'un coup. J'essaie très fort d'acheter local. L'étiquette «Aliments Québec» est un bon gage. Incidemment, je n'utilise que très peu le congélateur en ce moment. Cuisiner frais me plaît beaucoup.
Hier, c'était plongeon en musique, pour la deuxième fois, deux sorties en un seul jour. Après-midi au Met Opéra avec «Così fan tutte». Les voix sont superbes. Le Met Opéra a définitivement remplacé le théâtre dans mon coeur. Il meuble un samedi en harmonie et plaisir. Il n'est pas torturé comme au théâtre parfois. La musique adoucit beaucoup. Malgré tout, nous n'allons pas nous abonner, préférant acheter des billets à la dernière minute pour mieux manoeuvrer avec notre agenda.
Hier soir, à l'OSM avec la pianiste Yuja Wang, «pianiste de roman» titrait un critique du Devoir. Nous étions assis pratiquement sous le piano, comme la scène a été agrandie pour loger le piano, amputant le parterre de trois rangs de sièges. Programme ambitieux mais ce fut un bonbon pour elle, la poupée chinoise qui m'a beaucoup fait penser à des personnages des romans lus dans ma jeunesse, de la romancière taïwanaise, Quỳnh Giao.
La Pathétique de Tchaïkovski semblait fade de prime abord, après la fougue sortie des doigts de Yuja et le Concerto n.3 pour piano de Rachmaninov. Au sortir de la maison symphonique, nous avons toujours l'âme en paix et la conscience aïgue de notre privilège d'être là.
Aujourd'hui, encore habitée par la voix de Susanna Philips et le piano de Yuja, je prépare un panettone pour apporter en cadeau chez une de mes soeurs ce soir. Cet après-midi, un peu de travail de terrain. Ce soir donc, je verrai les petites, l'aînée radieuse et la cadette qui geignait pour exprimer son dépit quand nous les avions quittées jeudi soir dernier. Ces minois qui occupent notre champ de vision mental à tous les instants.
Et quand vais-je faire mes 30 minutes de tapis? C'était après le concert hier soir.
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