23 avril 2014
Début de semaine ronronnant

Au lundi de Pâques, un jour presque comme un autre, j'avais fait un pain sans gluten qui fut très bon. Mais Lui ne voudra pas en manger tous les jours, me dit-il. À la réunion des frères et soeurs, je l'ai amené tout chaud, malgré tout, il n'attirera pas les foules. J'imagine qu'en général les gens adoptent le sans gluten que lorsqu'ils en sont vraiment allergiques. Pas pour ses bienfaits, sans rigoureusement bannir le gluten dans sa nutrition.

Réunion éclairante entre frères et soeurs. Déjà nous alignons les dates de vacances estivales des uns et des autres. Ma mère s'adapte, mon père décline un peu. Je blague sur mon devenir, le jour où mon tour viendra.

Au dentiste, à la conférence sur le bonsaï, chez l'ostéopathe, à la banque où nous avions à faire des modifications procédurales, je vaque à ces occupations presque routinières. Si routinières que je me suis brossée les dents avec le savon à mains, le flacon voisinant la dentifrice. Ce n'est que le goût âcre qui m'a sorti de mes pensées galopantes. Ma première réflexion fut de me dire: «Pourtant, je n'ai pas dit de bêtise, je n'ai pas menti, rien pour m'obliger ainsi à me laver la bouche au savon!»

Ce fut facile de faire 30 minutes de tapis roulant par jour, plus que de faire 1 heure aux deux ou trois jours. Mais peut-être dois-je moins ambitionner sur les pentes, je traine des jambes fatiguées toute la journée. Il y a aussi mon dos réparé que je dois faire attention. Fini de me dépêcher, dans la hâte, me cognant le bras où l'épaule sur le coin de mur ou le cadre de porte, le coup résonnant jusque dans mon dos. Fini de sauter dans les nids-de-poule que la ville tente de boucher chaque printemps.

Il y a que des copines de toutes parts débarquent à Montréal dans deux semaines, pour deux semaines. Sans le dire, je me prépare à l'impact. Étrangement, je ne me sens plus aussi stressée par mes responsabilités aux affaires associatives. Advienne que pourra!

Ma remboureur en titre est venue emporter les deux chaises à oreilles. Fini le motif léopard, bienvenu à un tissu plus classique. Deux tissus en fait puisque je tiens à utiliser des tissus en fin de ligne qu'on me vend beaucoup moins chers. Le défi est d'harmoniser avec le tissu des chaises de la salle à manger et de l'autre, celui du canapé. Les chaises devraient être revenues à temps pour l'arrivée des copines.

Ce soir, par égard pour mon dos, Lui m'a accompagné à l'épicerie pour transporter les paquets. Je fais un pâté chinois pour les petites ce soir. Le pain attendra demain.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale