23 mars 2014
Montagne russe

J'arrive à la fin de semaine avec un sentiment de devoir accompli. Des gestes posés, rapides et précis. Des «gestes» d'aujourd'hui ce sont des courriels et des réponses aux courriels. Ils occupent les pensées et fatiguent autant que ceux traditionnels. Alors donc, tous les projets avancent d'une case.

Vendredi soir, j'ai retrouvé la sensation de vide vertigineuse des années quand je n'étais pas encore habituée à voir les fils plus occupés ailleurs que libres pour se réunir à la table familiale. Cette fin de semaine, aucune prestation culturelle sur le tableau.

Mais jeudi passé, j'étais fière d'avoir pris la décision d'aller à l'OSM et de changer les billets du TNM pour la semaine prochaine. Nous avons assisté à un des rares concerts d'excellence, ovation debout et rappel, avec un chef si original dans son rapport avec le public. Il s'en allait directement féliciter ses musiciens consciencieusement avant de saluer le public, parmi les musiciens et non sur son estrade.

Tempête printanière ce samedi. Couverture virginale sur la ville plaisante même puisque le froid ne suit pas. Chez fifille, soleil à demeure avec la petites et leur vie de famille. Lui et moi meublent notre après-midi d'un bon gueuleton de porc grillé à la broche à la peau croustillante. Et nous ne profiterons pas de cette brèche dans l'après-midi pour courir à la campagne. Somme toute, nous attendons toujours ...

Aujourd'hui, un peu de travail, beaucoup de lassitude. Au cocon, je butine de plus en plus en cuisine. Une cinquième miche à multi grains savoureuse. Une salade ce midi des plus rafraichissante. Un ciel bleu. Déjà dans ce flot de voitures continu la frénésie du lundi qui se prépare, repos de la fin de semaine vite oublié.

Une autre réunion ce soir. Gueuleton s'en suit. Trop à manger. De la réunion, des inquiétudes font surface. Fatigue indue.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale