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Des jours intenses où les différents projets avancent de front pour culminer sans doute en mai en un printemps de tous les possibles. De ce foisonnement, je suis contente de ne pas avoir perdu de vue le travail, en cette courbe descendante des activités. Il y a de l'adaptation nécessaire à un débit d'activités différent des dernières années. En plus du retour à l'abc des actes professionnels pour mieux accompagner la Relève. Session de formation technique donc, dès lundi matin.
Grand retour au passé en un après-midi avec une amie. Bilan remuant par la force des choses mais sans douleur. Justement, à force de cultiver la sérénité, je me posais la question récemment sur le fait de devenir blaser, tétaniser sur les comédies de ce monde. Mais ce n'est qu'une enveloppe protectrice que j'ouvre parfois pour une libre circulation des idées. Bénéfique ouverture sans doute malgré un bref sentiment de vulnérabilité et un vague regret de s'être trop dévoilée.
Donc, nous allons en Chine à la fin de mai. Mais avant, je serai envahie par une flopée de copines arrivant de toutes parts. Pendant deux semaines au cours desquelles j'ai aussi une fonction d'organisatrice d'excursions pour disons deux cent cinquante personnes.
Mais avant, en avril, j'ai le cycle de printemps des bonsaïs. En plus de mes différents bilans de santé, biopsie thyroïdienne, prise de sang, intervention dermatologique. Peut-être devrai-je prendre les différents rendez-vous dès maintenant. Mais avant encore une fois, il faudrait trouver une demeure pour ma mère et l'installer. Et aussi, souligner avec élégance, le diplôme universitaire du plus jeune de mes enfants, marquant théoriquement la finale de ma fonction de mère éducatrice.
Alors que tout ce qui précède fut écrit depuis la veille, hier soir, la réalisation du voyage en Chine fut encore compromise. Me voilà sautée dans la mêlée pour essayer de resserrer les rangs des irréductibles. Rien n'est acquis encore.
Il reste la machine à pain qui m'obéit au doigt et à l'oeil. Heureusement. Je suis rendue à ma quatrième miche en huit jours. Nous ne les mangeons pas toutes évidemment. Je distribue les moitiés de miche à la ronde. Je nourris à peine mon tout petit monde et ce geste m'apaise. Que puis-je pour la terre entière? Comme ce projet que je rêve depuis des années et que d'autres réalisent.
Alors que l'attente semble être le mot d'ordre par ce temps de guingois, le froid qui persiste Lui fait rêver de soleil et de sable chaud. «Partons!» dit-il, «dès que possible!» Qu'est-ce que nous attendons? Godot?
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