16 mars 2014
Course à obstacles

Vendredi soir dernier, un programme étourdissant à l'Orchestre Métropolitain.

Samedi bousculant avec la virée au jardin botanique pour acheter chabasai, haydite, charbon de bois et écorce de pin, me préparant à la saison du printemps. À force de tourner les problématiques dans tous les sens, je ne sais toujours pas quelle direction prendre pour mon développement en bonsaïs. Quand même, je fais ce qu'il se doit, c'est-à-dire persévérer.

Tout comme pour ce dossier immobile. Faire ce qu'il se doit. Il a avancé donc d'une case alors que Lui était prêt à l'abandonner.

«Werther» de Massenet au Met Opera, seule cette fin de semaine. Lui préfère avancer dans ses dossiers de renouvellement de baux avec les locataires résidentiels. Jonas Kaufmann en Werther a le physique de l'emploi, aussi bon acteur que chanteur. Sophie Koch en Charlotte, pour une fois n'a pas la corpulence des sopranos incarnant mieux une jeune fille de bonne famille. Au troisième acte, j'ai cédé au romantisme allemand de Goethe en pleurant un bon coup. Une fin d'opéra plus vibrante, plus vraie que celle de Tosca de Puccini qui m'avait semblé précipitée.

Ma machine à pain m'enchante. Deuxième miche aujourd'hui. Il me semble que je n'ai aimé cuisiner que depuis quelques années. Avant, je cuisinais pour nourrir. Maintenant, je le fais pour le plaisir de réussir. En plus de nourrir bien sûr.

Bien moins drôle est l'avancée du groupe organisateur des retrouvailles en mai. Succès fou du côté du nombre d'inscrits. Sauf que la meute tire dans toutes les directions. Le chien de tête semble avoir un agenda caché, les autres, au nom de l'unité, se taisent jusqu'au jour où, au nom du succès et de l'efficacité, ne se taisent plus. Moi, nouvelle venue, j'ai bien hâte que les deux prochains mois se passent. Ou cassent. Après tout, une meute de soixantenaires têtus, ce n'est pas très séduisant.

En cette année du cheval, beaucoup d'énergie dépensée sur tous les fronts. Une course à obstacles en tout points. Je suis loin d'être découragée. Ne suis-je pas toujours plus combative devant les embuches? Seulement, je choisis mieux mes combats qu'avant.

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