05 mars 2014
Lire enfin

J'écrivais trois lignes puis j'ai effacé. Tout d'un coup, plus du tout d'envie d'écrire. Comme si raconter des très petites bribes de ma vie c'est comme regarder quelques reflets déformants après les faits. Revivre à retardement pour se complaire. Je suis lasse. Le rhume y est pour quelque chose.

En même temps, Lui et moi profitons de notre agenda un peu vide pour expérimenter la plénitude d'être tout simple, de se contenter de vivre sans trop nous préoccuper de rien. Mais ne nous méprenons pas. Peut-être jouons-nous à garder la surface sans ridule. Le courant de fond n'est jamais très loin.

J'ai quand même eu une rencontre des affaires collectives. Avec suivi et échanges épuisants par courriels, en vietnamien de surcroît, c'est-à-dire, plus de frappes et d'encodage avec les différents accents. Des soubresauts aussi à propos du voyage en Chine. D'autres nouvelles par ailleurs que je n'ai pas envie de raconter. Ou d'écrire.

Ma soeur est revenu d'un voyage-éclair au Viêt-Nam où ma tante s'y meurt doucement. Mais sa fille est sereine, comme elle est très sage, très bouddhiste.

Aujourd'hui, les trois garçons sont venus souper. Voilà que les vieux parents que nous sommes rendus qui s'activaient pour cuisiner, pour mettre sur la table tout ce que nous avons de mieux. Après un saut au marché, je veillais au rôti, au riz pilaf, Lui s'occupait de la sauce. À la dernière minute, je lui demandais d'ajouter une pizza au four. Les fils sont venus en coup de vent. Belle ambiance joyeuse.

Je crois que je vais espacer l'écriture pour mieux lire en profondeur. Non pas que de l'actualité, des faits divers, des bribes sur le net ou que ce que les différents intérêts obligent. Lire gratuitement, pour rien. Pour moi.

Lire pour prendre un vrai recul sur la vraie vie.

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