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En milieu de semaine, luxe assumé de pouvoir partir à la campagne comme prévu. Mais avant, un petit tour au bureau des passeports. Un autre chez ma soeur qui nous a donné des bûches que nous transportions simplement sur la banquette arrière de sa voiture à Lui. Assez de bûches pour finir l'hiver. Depuis trois ans, nous brûlions du vieux bois récupéré chez une soeur. Depuis l'automne dernier, c'est le tour d' un vieux pommier repris chez une connaissance. L'an prochain peut-être, ce sera le tour de grosse branches élaguées dans la cour de fifille. Ensuite, mystère, puisque notre fournisseur de bois régulier a fermé boutique!
Au retour, j'ai ramené les deux érables. Celui qui a bourgeonné présente toutes ses feuilles séchées, comme je ne suis pas allée depuis quelques semaines. Je l'ai taillé sévèrement en prévision d'un rempotage. L'autre n'a pas bronché. Je vais probablement les remettre en dormance pour 6 semaines, dans le garage, comme il y fait plus frais. Dans une caisse sombre aussi.
Au soir, alors que fils premier a réussi enfin à résoudre le problème de l'iMac pour de bon, nous sommes partis au théâtre, après un bref rendez-vous d'affaires. «Sunderland» chez Jean-Duceppe que nous avons beaucoup aimé, malgré la critique négative.
Hier, ma plus jeune soeur et moi, sommes allées visiter une résidence pour aînés. Comme pour les autres, l'endroit ressemble à un cocon enroulé sur lui-même, mais le petit appartement a un balcon. Comme les autres, le loyer et les soins sont onéreux. Le business des résidences pour personnes âgées prospère, nécessité oblige.
Après-midi dans une salle de l'Université de Montréal pour une conférence sur Approches visuelles dans la pensée chinoise suivie d'une exposition, « La Chine des sages en images». Le tout me semble en même temps si vrai et si irréel. Si loin du quotidien. Au même moment, la grave pollution de l'air à Pékin domine les nouvelles. Par ailleurs, l'on me dit que l'Empire du Milieu sera la première puissance mondiale en 2020. Où va-t-on, me direz-vous? Dire que j'ai pensé me remettre au chinois studieusement dès demain.
Depuis hier, répit de marteaux-piqueur. Jusqu'à la semaine prochaine, il me semble. Un peu de bruit seulement, très acceptable. J'essaie de me concentrer aux dossiers actuels, au chinois, à la lecture de gros volumes. Défis temporels.
Ce soir, à l'Opéra de Pékin, «La tragédie du prince Zi Dan» à la salle Maisonneuve. Classique avec ses codes et ses couleurs. Échos de cet art théâtral qui me remonte des souvenirs d'enfance. Opéra chanté par des voix stridents, dépaysement assuré.
Demain, un autre prince dans un univers tout autre, «Prince Igor» au MetOpéra. Et ce sera tout pour cette semaine hautement culturelle. Il est grand temps, un rhume est entrain de s'installer en moi. Il faut m'en sortir vite.
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