10 février 2014
Décoiffant!

Décoiffante fin de semaine. J'ai parlé au téléphone pendant près de deux heures avec ma grande amie de Québec que je n'ai pas vu ni entendu depuis des mois. Une voix toujours très lucide et harmonieuse à l'oreille.

Après-midi au Metopéra avec Rusalka. C'est la première fois que j'entend chanter Renée Fleming, une voix «crémeuse» disait, je ne sais plus qui, en entrevue aux entractes. Toutes de très belles voix dans cet opéra. Peut-être avec le temps, mon oreille a appris à les apprécier. Fifille me disait que l'histoire de Rusalka est la même que celle de la petite sirène. Ah, en fin de compte je n'ai jamais su l'histoire de a petite sirène au complet.

Le même soir, j'étais à un souper avec une quinzaine de sexagénaires vietnamiens, d'horizons divers. Mais pourrais-je les qualifier ainsi quand nous avons tous passé par les bancs d'une même université, il y a quarante ans. J'ai d'ailleurs été reconnue d'emblée par quelqu'un qui était au même lycée que moi, il y a un demi-siècle. Tout ce beau monde échange rires et anecdotes, ignorant complètement que beaucoup de temps et de vie nous sépare en vérité. Alors que seul le projet commun de l'organisation de retrouvailles officielles dans trois mois, ici à Montréal, nous a réuni, déjà plusieurs expriment le désir de continuer à se fréquenter pour s'accompagner ensemble dans la vieillesse.

Le lendemain, j'étais à l'Orchestre métropolitain avec fifille en après-midi. Malgré la fatigue de la soirée précédente et le concert en après-midi, je me suis sentie limpide et sereine. Bain de culture bénéfique donc. L'opéra «Rusalka» de Borodine était conduit par maestro Yannick Nézet-Séguin la veille à New-York, le concert «À la mémoire d'un grand homme» de Beethoven était conduit par le même, vingt-quatre heures plus tard, à Montréal. Je trouve cette «combinaison» magique. En cours de concert, j'ai même eu une pensée pour le groupe d'amis d'hier soir, me disant que jamais je ne vivrais avec l'un d'entre eux une telle complicité.

Je ressens l'absence de taï-chi et de shiatsu depuis une huitaine. Mais je vais encore en manquer demain pour cause de travail. Dans cette effervescence, le travail est revenu par quelques occupations qui me stressent. Stress qui m'a causé un faux mouvement: déplacement de vertèbres, douleur aïgue à l'épaule, etc. Il me faut arriver à pratiquer seule le taï-chi chez moi chaque jour.

Pire encore, aujourd'hui, Lui et moi avons passé deux heures pour un nouveau dossier chez une cliente qui fume à l'intérieur de son appartement. Pour masquer, elle a allumé un encens. J'étais comme frappée d'une allergie pendant deux heures, le nez coulait, les yeux me piquaient. Sans parler des vêtements imprégnés de l'odeur de cigarette. Je me suis sentie malade le reste de la journée. Lui aussi, en moins grave.

En filigrane, le retour imminent de ma mère chez elle doublé de l'aménagement d'un de mes frères, celui qui est séparé, chez elle aussi. Et toujours, à petites doses, la formation de base à la Relève. Ce fils que je vois plus souvent pour cette raison.

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