27 janvier 2014
À l'horizon

Comme des ridules sur une surface immobile, quelques vagues. Impossible de créer un événement hebdomadaire comme un souper avec mes enfants. Moi qui voulait même passer la fin de semaine à la campagne avec les petites. Si le projet avait marché, j'aurai évité un vol par effraction dans la nuit du samedi à dimanche.

Hier donc, après une journée de travail pour Lui, nous sommes montés constater le désordre et faire une déposition sur les objets manquants. Une fenêtre brisée que notre voisin a déjà barricadé pour l'hiver. Un petit ordinateur et tout le câblage pour le cinéma-maison. Un coffre à outils plutôt neuf. Pas de quoi rapporter aux assurances à cause de la franchise plutôt haute. Évidemment, les cambrioleurs ne sont pas partis avec mes livres ou les souvenirs de voyage. Mais ils ont vidé de vieux albums de photos à terre pour prendre un grand sac. Va savoir qu'est-ce qu'ils ont rempli le sac avec. De babioles et autres dont j'ai même oublié jusqu'à l'existence. Alors tant pis, je vais peut-être continuer leur oeuvre et vider la maison de ce qu'ils ont sorti, au lieu de les ranger.

Des vagues aussi sur les courriels. Des copines américaines demandent précision sur nos retrouvailles en mai, à fin d'acheter leurs billets d'avion. Comme si cela va de soi qu'à Montréal, c'est moi la tête de pont. Une autre de Paris a déjà ses billets. À vue de nez, je serai bien occupée en mai. Celles du Viêt-Nam doivent attendre leur visa avant d'acheter leurs billets. Lui parle déjà de louer une camionnette pour transporter tous nos visiteurs. Et nous aurons besoin d'être prêts pour le voyage en Chine à la fin de mai, avant leur débarquement. Plusieurs factions parmi eux: les anciens de ma promotion de lycée, les anciens du lycée de d'autres promotions mais que je connais très bien puisque nous oeuvrons ensemble dans les projet d'entraide, les anciens de ma promotion à la faculté des sciences de l'université au Viêt-Nam. Comment les recevoir également, d'un même élan.

Aujourd'hui, je reprend la discipline de semaine pour tenter de contrer les abus de fin de semaine, bún bò huế, ailes de poulet, pizza et trop de pain. C'est loin d'être des agapes mais une alimentation paresseuse. La paresse est mienne puisque le bún nécessite beaucoup de travail à ma soeur. Malheureusement, quand je ne peux pas compter les points WW, je m'imagine tout le poids que mon corps métabolise et je n'apprécie plus.

Dernière semaine de l'année du Serpent. Des idées de cuisine vietnamienne m'arrivent. Voilà que je cours au marché oriental pour acheter les fruits à offrir à l'autel des ancêtres mais aussi des viandes pour cuisiner. Ce vendredi, premier jour de l'année du Cheval.

Pour moi le Têt représente le vrai changement d'année, plus que le 1er janvier. Aussi, à mon anniversaire, le 18 février, ce sera un changement de cycle que j'appelle déjà l'An 1 de ma nouvelle vie. Étrangement, depuis la semaine dernière, je me trouve plus détendue et non aux abois comme depuis quelques mois. J'avais imaginé un changement d'allure et de tempo avec l'arrivée de la Relève à ce début de l'An 1. Mais il faut croire que mon assiduité au taï chi et shiatsu a ramené l'équilibre. Tant mieux pour moi.

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